Nos articles
Magazine-
Martine délivre les âmes du purgatoire
«La messe est offerte aux intentions des âmes du purgatoire.» Les mots du prêtre résonnent dans une grande église presque vide. Aux oreilles de bien des gens, ils traduisent une dévotion révolue, voire une superstition. «Je ne croyais pas à ça», me dit Martine Fontil. Pourtant, dans son banc, elle se réjouit. Elle connait maintenant l’impact que cette offrande a dans le monde.
-

Petite sociologie des épitaphes
Qu’écrirez-vous sur votre pierre tombale? De toutes les paroles prononcées et entendues au cours de votre vie, laquelle méritera d’être gravée dans le marbre comme le point d’orgue de votre passage sur terre? D’un cimetière à l’autre, j’ai parcouru leurs allées silencieuses à la recherche d’épitaphes gravées. Après tout, c’est à nous, vivants, que ces messages s’adressent.
-

Qui s’occupe de nos vieilles pierres tombales?
Pendant une visite au cimetière Notre-Dame-de-Belmont où un proche est enterré, une pierre tombale datant de la Seconde Guerre mondiale attire mon attention. Pourquoi est-elle encore debout et en bon état alors que d’autres sont en train de s’effondrer? À qui revient la responsabilité d’entretenir les monuments funéraires lorsque les proches ne s’en occupent plus ou ont à leur tour disparu? Tour d’horizon en trois questions.
-

Dante Alighieri: décrire le domaine de Dieu
Né entre 1265 et 1267 à Florence et mort à Ravenne en 1321, Dante contribue à la formation de la langue italienne grâce à ses exploits dans l’usage de son toscan natal. Ses idées politiques le mènent par ailleurs à l’exil au tournant du XIVe siècle. Il est alors partisan de la faction des guelfes, favorable au pape plutôt qu’à l’empereur, devant les gibelins. Les choses se corsent quand Dante prend le parti des guelfes blancs, tenants d’une plus grande autonomie de la ville, par rapport aux guelfes noirs, qui favorisent l’implication du pape Boniface VIII à Florence.
-

Cachez cet héritage chrétien que la gauche québécoise ne saurait voir: entrevue avec Gérald Larose
Syndicaliste, travailleur social et ancien séminariste, Gérald Larose propose une conférence aussi bigarrée que lui au Forum Foi et Espace Public organisé par l’Institut Cardus. Au menu: la relecture de notre histoire à travers les rapports entre l'État, la société civile et les communautés religieuses. Pleins feux sur l’héritage chrétien de la gauche québécoise, de la déconfessionnalisation des institutions publiques jusqu’à son engagement social, avec Gérald Larose.
-

Une expérience de mort imminente infernale
À 16 ans, Estelle Destouches est percutée par une voiture. Elle vit une expérience de mort imminente (E.M.I.) au cours de laquelle elle voit ce qui semble être l’enfer ainsi que toutes ses fautes terrestres. Cette épreuve spirituelle et physique extrêmement souffrante change à jamais sa vie, sa foi. Portrait d’une rescapée de la mort qui a fait à Dieu la promesse de mieux aimer.
-

Digger: un flop inoubliable
Le film Digger, du réalisateur mexicain Alejandro Iñárritu, creuse sa tombe dans le boxoffice depuis sa sortie le 2 octobre. Il semble pourtant que le dernier film du studio Warner Bros. ne visait pas l’or ni les honneurs. Œuvre intrigante et marquante, les critiques ne sont pas certaines de comprendre ce qu’elles ont vu; et moi non plus.
-

Démasquer le Comic-Con
À trois semaines de l’Halloween, j’en ai déjà un avant-goût au Comic-Con de Québec. Et ici, on ne fait pas que se déguiser, on fait du cosplay. Qui pratique cet art? Pourquoi? Pleins feux sur la version contemporaine du bal masqué.
-

La Nuit des clochers, entre le sacré et l'insolite
En ce samedi soir 10 octobre, le Vieux-Québec est des plus animés. Des jeunes costumés redescendent la côte Honoré-Mercier après l’évènement geek de la fin de semaine, tandis que des artistes de cirque épatent la foule dans les rues. Au milieu de ce brouhaha sonnent les cloches des plus vieux lieux de culte d’Amérique pour inviter les nombreux passants à vivre l’expérience de la Nuit des clochers.
-

Jonathan Marchand, badass à moteur
Jonathan Marchand tombe dans l’œil des médias nationaux en 2020. Il se met alors littéralement en cage devant l’Assemblée nationale pour dénoncer son «incarcération» en CHSLD. Six ans après ce coup d’éclat, je vais à la rencontre de ce guerrier de l’émancipation des personnes handicapées. Je découvre ainsi un héraut de la dignité humaine, mais aussi l’un des critiques les plus pertinents de notre société.
-

La pauvreté, mais encore?
Je me souviens, lors de mes études en journalisme, d’avoir consulté mon professeur pour lui soumettre, encore une fois, un sujet sur la pauvreté. Il me répond alors: «La pauvreté, mais encore?»
-

Ce que dit Jackass de nous
Avec Jackass: le meilleur pour la fin en juin et Le grand saut en septembre, les cascadeurs tentent une nouvelle percée au cinéma. À leurs risques et périls? Si le danger est mis en spectacle depuis belle lurette, une étrange culture du risque extrême connait un essor fulgurant entre les années 1990 et 2000, pour s’essouffler tout aussi rapidement. Comment expliquer le phénomène et que révèle-t-il?
-

Quand la réalité pulvérise l'idée: les ados
Les ados ont une fonction. Il ne faut pas leur dire trop fort, mais leur insolence sert un dessein plus grand qu’eux: faire éclater le projet que leurs parents ont eu l’outrecuidance de concevoir à leur égard avant même le jour de leur naissance. Ils sont l’incarnation de la réalité qui pulvérise l’idée.
-

Quand une église produit des laitues
À Saint-Alfred, une petite municipalité d’environ 500 habitants en Beauce, on récolte l’équivalent de ce que consommerait annuellement près de deux fois la population locale! Situé dans l’église du village fermée au culte et reconvertie en véritable complexe maraicher, l’organisme Cultiver pour partager cultive pourtant bien plus que des patates. Zoom sur une initiative qui a pris au mot l’Évangile.
-

La guerre juste est-elle juste?
Peut-on limiter le mal par le mal ? À une époque où les nouvelles guerres se déclarent plus rapidement que les anciennes ne se résolvent, cette question brûle de trouver réponse. Non, affirme l’Église catholique, qui invite à dépasser la théorie de la guerre juste, laquelle ne se confond pas avec le devoir de légitime défense. Tour d’horizon.
-

Enquête sur le nationalisme et la foi au Québec
Le ciel est bleu, l'enfer est rouge», aurait-on dit dans les vieux jours pour manifester l’alliance entre l’Église catholique et le nationalisme conservateur québécois contre le libéralisme canadien. Alors que les libéraux remportent finalement, au cours de la Révolution tranquille, cette guerre culturelle, la proximité historique entre autorités politiques et ecclésiastiques devient au Québec irrecevable. À l’heure où certains regagnent les bancs d’églises et montrent un intérêt renouvelé pour leur identité collective, doit-on se méfier d’un clérico-nationalisme nouveau genre?
-

Religieusement actif et sexuellement épanouis
Les couples mariés sont aujourd’hui plus sexuellement actifs que les jeunes. Selon le dernier sondage commandé par Playboy, un cocktail complexe de finances, d’anxiété et d’influence numérique tue le sexe chez les 18-29 ans. À l’inverse, les couples mariés sont ceux qui s’unissent le plus souvent et avec la plus grande satisfaction. Et s’ils fréquentent régulièrement un lieu de culte, les chiffres sont encore plus élevés! Monde à l’envers ou monde à l’endroit?
-

Aime la pelouse de ton prochain
Qui dit maison dit gazon. Mais cet emblème de la banlieue est aujourd’hui la cible des écologistes — et pas qu’eux —, qui cherchent à l’abolir au même titre que les stationnements. Cette guerre du gazon est-elle légitime? Y a-t-il d’autres avenues possibles? En cette fête de saint François d’Assise, voyons si le patron de l’écologie offre quelques pistes de réponses.
-

Le début d’un temps nouveau
J’ai toujours aimé la rentrée. Les cahiers tout propres, les crayons bien aiguisés, les agendas intacts et les ambitions démesurées continuent d’exercer sur moi l’empire de leur nouveauté. À la rentrée des classes, tout est possible.
-

Comment j’ai appris à ne plus m’en faire avec l’IA
Le 9 septembre dernier, Jacob Coxon démissionnait de son poste chez Anthropic, la compagnie derrière le modèle d’intelligence artificielle Claude. Un prénom doux et chaleureux, Claude, dérivé de « claudus », boiteux. Jacob Coxon est un jeune chercheur en technologies. Anthropic signifie grossièrement « à l’image de l’homme. » Dieu dit : Créons une intelligence à l’image de l’homme, et donc boiteuse, boitillante, trébuchante. Et cela fut.
-

Hommage à ma vieille face
Lentement mais surement, j'accumule beaucoup plus de connaissances sur la chirurgie esthétique que je ne l'aurais souhaité. Un bon matin, je me vois dans le miroir et je pense que mon visage est en train de tomber. Je veux être optimiste: tout ce qui monte doit redescendre.
-

Réveiller sa vie intérieure
La contemplation, tout comme l’art, est une sorte de pont entre l’humain et le divin. Devant la beauté, la grandeur et la puissance de forces qui nous dépassent, notre cœur se dilate et notre esprit s’émerveille. Qui ne s’est jamais arrêté, pensif, devant un paysage semblant appeler notre âme vers l’infini? Si l’observation de la nature favorise ce recueillement, la prière apparait encore davantage comme le moyen privilégié de s’élever vers plus grand que soi. Voici cinq œuvres d’art québécoises qui sont autant de reflets de cette vie intérieure.
-

L’IA, prophète du XXIe siècle
Encore hier, l’expression consacrée pour décrire la folie médiatique actuelle autour de l’intelligence artificielle était: «ça fait couler beaucoup d’encre.» Nous n’en sommes plus là, c’est évident. Mais où en sommes-nous exactement? L’IA est-elle un nouveau dieu devant lequel s’incliner? un oracle pour nous guider? la matrice prête à nous avaler? Retour vers le futur de la machine.
-

On est tous un peu Dom Juan
La figure de Dom Juan est familière: un homme sans foi ni loi qui multiplie les conquêtes amoureuses et fait passer son plaisir devant toute forme de scrupule. La relecture de la pièce de Molière par le metteur en scène David Bobée, présentée cet automne au Trident, grossit le trait pour dévoiler toute la monstruosité du personnage — et nous mettre en face de la nôtre.
