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    Sentimentalisme législatif

    Le printemps amène avec lui son lot de petites surprises. L’une d’elles, chez nous, a été l’accueil non planifié de locataires clandestins. Ces petits intrus affamés sont venus glisser leur petit minois et leur longue queue dans notre sous-sol. Immédiatement, la maison s’est divisée en deux camps : celui des « debout sur une chaise, les mains jointes » et celui des « à genoux en train de parler avec une voix de bébé ». Quant à moi, c’est avec un certain dédain envers mes amies debout sur des chaises que j’ai rejoint le second camp. Elles sont hyper mignonnes les souris, non? La dernière

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    Le pape manque de jugement?

    « Le pape ouvre la porte à la contraception. » « Le pape change la doctrine sur la communion aux divorcés remariés. » « Le pape affirme qu’il n’y a plus de péché dans les unions libres et l’homosexualité. » Pas une semaine ne passe sans que les médias se méprennent sur le sens des paroles du Saint-Père. Erreur coupable ou non coupable ? La faute est-elle aux médias ou n’est-ce pas plutôt le pape qui manquerait de jugement et de clarté quand il s’exprime ? Herméneutique bienveillante La première chose à considérer c’est que lorsque le Pape répond oralement à des journalistes ou improvise une brève homélie,

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    Fin de vie et dignité (dossier web)

    Le Verbe vous présente ici quelques textes – à lire ou à relire – en lien avec la question de l’euthanasie, la dignité en fin de vie et les nouvelles législations à ce propos.   Jeter de l’eau sur la braise, par Estelle Cloutier   Notre sœur la mort, par Jean-Philippe Brissette   Qu’est-ce qui fait changer Hippocrate d’idée, par Simon-Pierre Lessard   Le soft-homicide est un homicide, par l’Observatoire Justice et Paix   On est toujours l’intégriste de quelqu’un, La belle mort et De la dépendance, par Antoine Malenfant

  • Au nord du 55e parallèle

    [Texte original paru dans le numéro d’avril-mai-juin de la revue Le Verbe] Larguée dans le Nord durant quelques semaines l’automne dernier pour un stage en santé publique, Pascale Bélanger en a profité pour visiter la communauté catholique de Kuujjuaq. Un récit empreint de rencontres simples, de découvertes culturelles et d’élans missionnaires. Je les ai rencontrés par un dimanche matin d’octobre. On m’avait dit que, dans la chapelle jaune, une petite cabane simplissime dans un paysage tout aussi dénudé, se retrouvait la communauté catholique de Kuujjuaq pour la célébration dominicale. Dès mon entrée à l’intérieur de ladite chapelle, une femme menue,

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    « Je suis ton père »

    Avec la sortie du nouveau Star Wars, on reprend le fil des épopées des familles Skywalker et Solo. Cet univers adoré par tous accorde une immense importance à la filiation biologique. Pourtant, notre société n’admet pas cette importance lorsque vient le temps de prendre des décisions éthiques ou politiques. En effet, les lois actuelles entourant la procréation assistée occultent toute valeur à la filiation biologique. L’intrigue de ce film nous ramène à la célèbre phrase que Dark Vador adresse à Luke Skywalker : « Je suis ton père ». Lorsque Dark Vador prononce cette phrase, le public est choqué. Nous sommes époustouflés

  • © Jacynthe Bergeron© Jacynthe Bergeron

    Drague locale et équitable?

    Un texte de Marianne Durano J’avais en tête un article sur Tinder, la dernière tendance en matière de speed dating virtuel. Le principe est simple: après avoir défini votre périmètre de chasse et la tranche d’âge qui vous convient, vous pouvez matcher différents profils, c’est-à-dire signifier à l’autre qu’il vous intéresse. De la drague locale et sans hypocrisie. Je tape donc «Tinder statistique» sur Google, désireuse de découvrir quelle population a recours à ce type d’application, dans quels buts, pour quels résultats. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’ai obtenu les réponses suivantes: «Tinder façon open-bar, une expérience statistique», «Comment

  • Photo: Sarah-Christine Bourihane.Photo: Sarah-Christine Bourihane.

    Chrétiens d’Algérie: le retour aux sources

    [Ce texte a paru dans sa version originale dans le numéro de printemps 2016 de notre revue papier.] Béjaïa est une ville de 200 000 habitants qui se situe à 180 km à l’est d’Alger, à flanc de montagnes et en bordure de mer. J’y cherche désespérément la communauté catholique du 10, rue Boudjadi. Mais, ici, Google Maps n’a rien répertorié et il n’existe pas de carte de la ville. J’arpente les rues, je demande l’aide des passants, et chacun me dirige vers un endroit différent. On me renvoie même à une ancienne église transformée en mosquée. Je le constate, à Béjaïa, tout le monde

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    Exode des poulets, transmission et patrie

    Depuis quelque temps déjà, nous entendons parler de la vente des « fleurons » de la société québécoise et du départ des sièges sociaux d’entreprises qui ont fait la renommée et la fierté de notre peuple. Comment se fait-il que ce soit de plus en plus difficile de garder nos entreprises dans des mains québécoises? Il me semble que le problème en soit un de transmission. Devant cette tendance dans laquelle s’inscrivent les départs du Cirque du Soleil, de Rona et, maintenant, de Saint-Hubert, plusieurs acteurs et commentateurs politiques y sont allés de leur diagnostic. Certains ont mentionné la faible reconnaissance sociale

  • Daniel Benson (photo par Sarah-Christine Bourihane)Daniel Benson (photo par Sarah-Christine Bourihane)

    La prison à perpétuité

    C’est quoi une peine à vie? Qu’est-ce que ça représente vraiment? Le Verbe a rencontré l’intervenant psychosocial en milieu carcéral et ex-détenu Daniel Benson, qui nous explique à quoi ressemble sa vie depuis qu’il a tué son beau-père, un jour de juin 1982. « Moi, les premiers mois de liberté, quand je rentrais dans mon appartement à 16h, je me sentais mal. Parce qu’à 16h, c’est l’heure du compte. Y’a personne qui me comptait! T’sais, en prison, si le lavabo coule, t’appelles le gardien, pis y’a un plombier qui va venir le réparer… » C’est par ces mots que Daniel Benson raconte

  • Que savons-nous de Jésus?

    Un texte de Mathieu Bock-Côté Recension du Dictionnaire amoureux de Jésus, de Jean-Christian Petitfils*. En 2011, Jean-Christian Petitfils publiait une étonnante biographie de Jésus qui a connu un grand succès. Dans les limites de la connaissance historienne, mais avec une bienveillance manifeste, il entendait atténuer, pour reprendre les mots convenus, la différence entre le Jésus de la foi et le Jésus de l’histoire. Il se posait une question simple: qu’est-ce que l’histoire moderne, avec ses méthodes et ses règles, peut nous apprendre sur Jésus? Il revient à la charge aujourd’hui en signant, dans la collection bien connue des éditions Plon, un

  • Le père Vincent Machozi, prêtre Assomptionniste (collection de l'auteur)Le père Vincent Machozi, prêtre Assomptionniste (collection de l'auteur)

    Ce pays qui assassine ses prêtres

    Un texte du frère Gaston Mumbere, a.a. Il faut le crier haut et fort. Ne jamais se taire devant cette ignominie. Alors jamais. C’est ce qu’avait compris le Père Vincent Machozi, prêtre Assomptionniste. Je le dis au passé, parce qu’il vient d’être assassiné dans la nuit 20 mars 2016. Paix à son âme! Le pays qui assassine ses prêtres*, c’est la République dite démocratique du Congo. Le pays qui enterre chaque jour ses enfants arrachés à la vie à coup de machette. Le pays qui viole et tue, pas simplement « la femme » mais aussi la matrice même de

  • Le premier ministre Justin Trudeau, en compagnie de son homologue Barack Obama, lors du Sommet de l'APEC (no.v 2015) - Photo: Wikimédia - CC.Le premier ministre Justin Trudeau, en compagnie de son homologue Barack Obama, lors du Sommet de l'APEC (no.v 2015) - Photo: Wikimédia - CC.

    Les belles personnes

    La semaine dernière, le premier ministre canadien Justin Trudeau allait en famille visiter le chef d’État américain sortant, Barack Obama. Beaucoup d’encre a coulé au sujet de l’atmosphère décontractée qui les accompagnait. De quoi ont-ils parlé? D’environnement et de changements climatiques, entre autres choses. Des petits clins d’œil nous restent. La vidéo presque virale de Barack Obama qui trébuche sur le mot « Mississauga » ne manque pas de nous faire sourire. La bromance (1) de Justin et Barack fait compétition à la complicité presque instantanée entre leurs femmes respectives. Michelle Obama a trouvé en Sophie Grégoire, dit-elle, une « âme sœur ». Les

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    La grande peur des bienpensants

    Hier, 15 mars 2016, il y avait cinq ans tout juste que les troubles à l’ordre public débutaient en Syrie. Nul ne pouvait imaginer alors qu’ils étaient gros de tout un cortège de massacres, de viols, de décollations, d’ambitions génocidaires, de folies califales, de saccages du patrimoine et autres aberrations terroristes dont nous avons perdu le compte depuis, tellement ça pleut. Ces atrocités en cascade ont mis à mal les maigres réserves de compassion de certains, tandis que, chez d’autres, elles ont éveillé des réflexes de solidarité longtemps endormis et comme ankylosés par trop d’insouciance heureuse ou de prospérité nord-américaine.

  • David Cameron, premier ministre britannique (Wikimédia - CC)David Cameron, premier ministre britannique (Wikimédia - CC)

    La « Grande-Bretagne, pays chrétien »… Et nous?

    La semaine dernière, je suis tombé sur le message de Pâques du premier ministre du Royaume-Uni David Cameron. Je fus agréablement surpris par la grande liberté et la capacité du politicien britannique à affirmer sans honte ni gêne que la « Grande-Bretagne est un pays chrétien ». Faisant fi des élites bienpensantes et de l’idéologie séculariste actuelle, cette forte prise de position m’a poussé à m’interroger sur notre situation au Québec. Sommes-nous toujours une nation chrétienne? Pour bien répondre à cette question, j’ai amorcé une réflexion personnelle sur ce que je considère être les caractéristiques sociales d’une nation chrétienne en 2016. Contrairement au

  • L’effet Matthieu

    Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. – Mt 13, 12 Au départ, le Christ aurait utilisé la formule pour inciter ses disciples à ouvrir l’oreille. Plus on écoute la Parole de Dieu, plus on en tire bénéfice. En 1968, le sociologue Robert K. Merton faisait référence à l’évangile selon saint Matthieu pour illustrer les mécanismes selon lesquels les universités les plus prestigieuses ont tendance à accroitre leur domination. Depuis, ce qu’on appelle désormais l’« effet Matthieu » (le disciple était collecteur d’impôts, ça ne

  • Photo: Drapeau de l'Université Laval (à Québec), Wikimédia- CCPhoto: Drapeau de l'Université Laval (à Québec), Wikimédia- CC

    Cachez cet aigle que je ne saurais voir

    Jeudi dernier, l’Université Laval lançait sa campagne de financement avec une publicité où l’on voit un alérion, oiseau emblème de l’institution, rattaché aux lettres « UL » par des lignes aux couleurs que les habitants de la Ville de Québec connaissent bien : rouge et or. Samedi, cette image a circulé dans les médias sociaux aux côtés d’une photo du pavillon de l’Allemagne nazie érigé à Paris pour l’Exposition universelle de 1937. Le lendemain, dimanche, les responsables de la campagne annonçaient que la publicité serait modifiée et offrait ses excuses à ceux qui auraient pu être offusqués par l’ancienne version. Tempête dans un

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    Notre repère qui est aux cieux

    Le 20 février 1930, l’abbé Mugnier, « aumônier général [des] Lettres » selon le mot de Maurras, notait dans son journal l’opinion de l’écrivain Ramon Fernandez à propos de la vague de conversions au catholicisme que connaissait depuis deux ou trois décennies le milieu intellectuel et littéraire français : « Les catholiques lettrés pourront s’accroitre mais Ramon ne croit pas à l’avenir de la religion catholique car la conscience moderne, dit-il, n’est pas d’accord avec elle (dogme, discipline, morale). » L’ignominie du dogme Personne ne devrait se risquer à des déclarations aussi péremptoires et hasardeuses sur l’avenir du catholicisme ; mais personne ne peut

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    Jugement Alary: le mariage en questions

    Un texte d’Antoine St-Hilaire* Un mariage religieux pourrait ne pas avoir de répercussions sur l’union civile. Tous sont restés pantois devant le verdict de la juge Alary : le Barreau du Québec, Alain Roy – président du Comité consultatif sur le droit de la famille, notre premier ministre Philippe Couillard. Même l’avocate du plaignant qui réclame cette dissociation s’étonne du fait que « Québec vien[ne] de changer son fusil d’épaule, sans justification »! Cet étonnement est plus que raisonnable. Le jugement Alary vient brouiller les cartes de la jurisprudence québécoise et de l’interprétation traditionnelle qu’elle faisait du droit familial sur un point bien

  • Le problème avec le féminisme du Québec

    Je vous le dis tout de suite: je suis féministe. Dire qu’on l’est, c’est aussi pire que de dire qu’on l’est pas. C’est juste pas les mêmes qui te tirent des roches. Au Québec, s’entend. Car le problème avec le féminisme québécois, c’est qu’il est sclérosé. C’est une grande statue de sel qu’on appelle la Fédération des femmes du Québec/Conseil du statut de la femme. Qui sont les femmes qui se sentent des affinités avec la FFQ/CSF? On les compte avec les doigts. Celles qui y adhèrent? C’est souvent parce qu’elles ne connaissent pas les autres féminismes. Elles croient que

  • Le féminisme et l’écueil utérin

    Mon problème avec le féminisme? Écoutez… Comment vous dire? Bon. D’abord, je suis catho. Affirmer que je pars avec deux prises et quatre fausses balles relève de l’euphémisme. Qui plus est, la nature, cette coquine, m’a confié la responsabilité d’une chose entre mes jambes que ni Nathalie Petrowski, ni la ministre de la Condition féminine ne possèdent. C’est donc pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres, que je tenterai de m’exprimer sur le sujet avec autant d’humilité que le sujet requière. Essayant, du coup, d’éviter de pécher en contrevenant au Petit catéchisme québécois de bienséance médiatique. Nous sommes en

  • Ephatta: réseau d’hospitalité

    Premier site d’hospitalité chrétienne à travers le monde, Ephatta Hospitality met en relation des personnes qui cherchent un hébergement temporaire avec d’autres personnes qui sont prêtes à les accueillir. «Ephatta», qui signifie «Ouvre-toi» en araméen, est un terme employé par Jésus lors de la guérison d’un sourd-muet (Mc 7,34). Question de remettre le partage et l’hospitalité du chrétien au centre de nos voyages, qu’il s’agisse de pèlerinages, de rassemblements, de déplacements professionnels ou de vacances, Ephatta veut changer nos habitudes de voyage en nous donnant la possibilité de séjourner chez l’habitant. Il nous invite à découvrir les habitudes de vie locales

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    La prison de l’oubli

    [En lien avec le dossier Histoire du numéro de février-mars 2016 du Verbe, voici la reprise d’un article paru l’an passé. Comme quoi, il est toujours bon de se rappeler qu’il ne faut pas oublier…] Ayant perdu la mémoire des temps anciens et le sens de la vénération des livres, vivant à la surface de nous-mêmes, dans un état d’aliénation permanent, nous sommes devenus accros à l’effervescence médiatique et cherchons sans modération à participer à la jactance en alimentant nous-mêmes le caquetage infini qui fait continuellement crépiter la toile. Spectateurs de l’actuelle dislocation du monde occidental, nous sommes devenus, comme

  • Photo: Michael Vadon - Wikimedia (CC)Photo: Michael Vadon - Wikimedia (CC)

    Le pape, Trump et Bock-Côté

    Mon fil d’actualité Facebook m’annonce, par l’intermédiaire d’un article de l’auteur et sociologue Mathieu Bock-Côté, que le pape François aurait excommunié Donald Trump, candidat aux primaires républicaines, aux États-Unis. J’étais un peu surprise, puisque j’ai suivi la même nouvelle sans avoir eu vent d’une excommunication quelconque. Ma curiosité piquée, j’ai ouvert le lien et lu avec beaucoup d’intérêt l’article de Bock-Côté : je trouve toujours ses chroniques intéressantes. En réalité, Mathieu Bock-Côté parle d’une excommunication « dans les codes de la société médiatique ». Je dois avouer que je suis bien ignorante de ces codes. Cependant, je ne peux qu’exprimer ceci : l’expression, ainsi

  • Dans l’amitié de Buridan

    Entrevue avec le médiéviste Benoît Patar Benoît Patar, maître-agrégé en philosophie, docteur en philosophie et lettres, est spécialiste de la philosophie médiévale du xive siècle. Depuis 1991, il a offert à la communauté scientifique plusieurs éditions critiques et traductions consacrées à des penseurs du Moyen Âge, tels Jean Buridan, Nicolas Oresme ou Albert de Saxe. Il est aussi l’auteur d’un admirable et passionnant Dictionnaire des philosophes médiévaux (2006), qui met en évidence la profondeur de son érudition en même temps que ses qualités de pédagogue. Benoît Patar a d’ailleurs été professeur de philosophie durant de nombreuses années. Il nous livre

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