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  • Photo: Pixabay (jpeter2 - CC)

    Les fondements de l’islam

    Dans le contexte social actuel, les polémiques autour de l’islam sont légion. Elles touchent le djihad, le halal, la charia, le voile, la construction de mosquées… D’un débat l’autre (comme dirait Louis-Ferdinand Céline) chacun se fait sa petite idée. Mais au-delà des divers débats sur l’un ou l’autre aspect de cette religion, d’aucuns se questionnent sur son essence, qui n’apparait pas clairement, puisque, dans un contexte de fort clivage idéologique, des discours contradictoires s’affrontent et créent la confusion.  Beaucoup en effet perçoivent l’islam comme une menace à notre civilisation, tandis que d’autres le voient comme un enrichissement à la trame

  • Steve Maman, héros malaimé

    Le monde entier parle de Steve Maman, ce Montréalais qui fait du bizness dans les voitures de collection. Grâce à sa fortune et à l’argent qu’il récolte depuis le 5 juillet à travers sa fondation, il sauve des fillettes, des jeunes filles et des femmes (chrétiennes et yézidis) de l’esclavage sexuel. C’est que l’« État islamique », en Iraq, justifie son crime par une pseudo théologie du viol. Depuis janvier 2015, il dit avoir sauvé 128 esclaves en négociant avec les marchands de Daech. Le 5 juillet, il fondait avec toute une équipe de Montréal, Liberation of Christian and Yazidi Chilren of

  • 8 années de désastres

    On a tout fait tout croche. J’étais un peu perdu dans mon beau suit noir et toi, tu regrettes encore les derniers ajustements faits par la couturière sur ta belle robe. On n’avait même pas de centres de tables! Imaginez la catastrophe! Sans compter le désastre du voyage de noces… Bref, ce qu’on croyait être le plus beau jour de notre vie, ce 17 aout 2007, n’était finalement qu’un avant-gout de ce qui nous attendait. D’ailleurs, même le ciel (ou le Ciel?) ce jour-là s’est permis de nous concocter une analogie des années à venir: nuages, pluie, soleil… arc-en-ciel. Notre

  • Carnivore et bienveillant?

    En s’opposant à des pratiques telles que l’euthanasie et l’avortement, les chrétiens réclament parfois le titre de défenseurs de la vie. Pourtant, un autre groupe réclame ce titre : les végétariens. En effet, si les chrétiens admettent que la vie humaine est sacrée et qu’elle doit être protégée de façon inconditionnelle, la protection que mérite la vie animale est un thème dont on ne discute pratiquement pas sur les parvis. On peut toutefois trouver des commentaires à ce sujet dans le Catéchisme de l’Église catholique aux paragraphes 2415 à 2418. Devoir de bienveillance En faveur de la protection de la

  • Le destin de l’Église dans le monde moderne

    On entend souvent dire que l’Église est inadaptée au monde moderne. À moins de sous-entendre par là que l’Église a un quelconque «retard à rattraper» sur le monde moderne – idée aussi banale qu’insignifiante –, c’est exact. Le monde moderne a tenu son pari de se construire contre elle. N’est-il pas l’aboutissement d’une philosophie – celle des Lumières – qui s’est édifiée contre l’Église (contre signifie à la fois en opposition à et en prenant appui sur) tout en retenant une bonne partie de son enseignement, de sa morale, de ses valeurs ? En ce sens, il n’est pas exagéré de

  • Laudato SiLaudato Si

    Trois écologistes commentent Laudato Si

    Le 18 juin dernier, le pape François a publié l’encyclique Laudato Si consacrée à la sauvegarde de l’environnement. Cette publication était attendue avec une extrême impatience tant dans l’Église que dans les milieux politiques et écologistes. Depuis sa parution, l’écrit de François est accueilli comme une œuvre qui marquera l’histoire. Le Verbe s’est entretenu avec trois écologistes chrétiens: le père André Beauchamp, prêtre, théologien et environnementaliste, Norman Lévesque, directeur général du Réseau des Églises vertes et Benoît Girouard, directeur de l’Union paysanne afin de mieux saisir la portée de cette encyclique majeure. Enfin! Enfin! Enfin! Cela fait quinze ans que

  • Photo: toddpoirier (Pixabay - CC)Photo: toddpoirier (Pixabay - CC)

    Musique et conversion (2/2)

    Deuxième écrit d’une série de deux textes portant sur la musique chrétienne, Stéphanie Chalut nous offre un recensement non exhaustif, mais étoffé de plusieurs styles et tendances. On peut lire la première partie de ce texte en cliquant ici. Tout d’abord, je vous invite à mettre de côté tous vos aprioris: on a tous une petite idée de ce qu’est la musique d’église. Ce que je propose ici, c’est de revoir un peu nos préjugés en se donnant l’opportunité de faire de belles découvertes. Cette invitation vaut également pour certains de mes amis chrétiens (cathos et protestants) qui ne jurent

  • Deux beaux imbéciles?

    Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis. » – Jean 15, 16 Deviens toi-même. Prends garde à toi. Fais-toi plaisir. Choisis ta vie. Voilà quelques-unes des grandes injonctions (1) de la modernité triomphante. On les entend, sous diverses formes, à la tévé. On les lit dans le Coup de pouce. On les croise sur les panneaux publicitaires. On les rencontre dans les traités de spiritualité boboches. Ces commandements, convenons-en tout de suite, sont à la fois plus abstraits et plus compliqués – donc pratiquement irréalisables – que l’antique décalogue mosaïque. Si les masses (les wannabe

  • Photo: Unsplash (pixabay - CC)Photo: Unsplash (pixabay - CC)

    Musique et conversion (1/2)

    Premier de deux textes, notre blogueuse Stéphanie Chalut s’attarde ici à la musique, thème de l’été au Verbe. Elle nous entretient plus spécifiquement dans cette première partie, de l’une des étapes de sa (re)conversion au christianisme et à l’Église. Juin 2010. Mon meilleur ami me convainc d’aller à la retraite annuelle de la Communauté de l’Emmanuel qui s’est installée à la paroisse Saint-Thomas-d’Aquin de Sainte-Foy vers 2007. Il s’agit d’une communauté française de type charismatique, jeune et dynamique dont la majorité des membres sont des laïcs et dont le charisme passe en grande partie par la musique et les chants.

  • Photo: Muriel Barbery - wikimedia (CC)Photo: Muriel Barbery - wikimedia (CC)

    Aux orphelins de la grâce ou La vie des elfes

    Quand on aime un auteur et son écriture, la manière dont il nous conte les récits, ou pour mieux le dire, quand il nous raconte l’Histoire, nous sommes prêts à attendre. Il vaut mieux une belle histoire attendue que mille histoires précipitées et superflues. C’est de cette manière que j’ai accueilli le nouveau roman de Muriel Barbery, La vie des elfes, paru neuf ans après de L’Élégance du hérisson. Ce qui est toujours surprenant c’est que dans ce livre nuancé et exquis, il faut prendre du temps non pas seulement pour lire – ce qui signifie déjà beaucoup dans notre

  • Photo: courtoisie PontifexPhoto: courtoisie Pontifex

    Rap de prêtre

    Si ce n’était pas de la chemise noire et du col blanc qui ceinture son cou, le « Father » Claude Burns, alias Pontifex, pourrait aisément se faire passer pour un bucheron. Barbe fournie, tempe rasée et chevelure courte soigneusement peignée, il a plus les allures d’un hipster que d’un homme d’Église… Pourtant, lorsqu’on lui demande laquelle de ses identités vient avant, le rappeur ou le prêtre, sa réponse est instantanée. « Le prêtre, évidemment. C’est ce que je suis d’abord et avant tout. » Get catholic or die tryin Né en 1972 à Evansville, une petite métropole dans le sud de l’état

  • La fin d’une ère

    Les producteurs de l’émission Les Simpsons viennent d’annoncer que Homer et Marge se sépareront lors de la prochaine saison puisque Homer tombera amoureux d’une pharmacienne. Comme plusieurs autres, j’ai grandi avec Les Simpsons. Toute ma famille se rassemblait autour de la télévision durant une demi-heure en riant bruyamment – mais pas toujours en même temps – grâce aux différents niveaux d’humour qu’on trouve dans cette série. Depuis les blagues visuelles simplettes pour les jeunes enfants jusqu’aux références culturelles obscures pour les érudits, la famille de personnages jaunes porte vraiment tous les degrés de l’humour. Mais l’humour n’est pas tout dans

  • Les années faciles

    En compagnie de Julien Green (1900-1998) – Lecture des Années faciles. Journal 1926-1934. J’ai terminé récemment la lecture du livre Les années faciles (1926-1934), qui constitue le tome I « officiel » du Journal de Julien Green. Le vrai tome I, couvrant de façon très lacunaire la période 1919-1924 (lacunaire à cause du genre, mais aussi parce qu’il n’est qu’un vestige remonté à la surface à la fin des années 80), n’a été publié qu’en 1993, chez Fayard, sous le titre On est si sérieux quand on a 19 ans. On découvre, dans les pages de ce vrai commencement, un jeune homme

  • Photo: Pixabay (StockSnap - CC)Photo: Pixabay (StockSnap - CC)

    Les limites de la Révolution tranquille

    Depuis son élection le 7 avril 2014, le gouvernement libéral de Philippe Couillard a concentré ses efforts sur l’atteinte du déficit zéro. Certains y ont vu une décision responsable et nécessaire en vue de garder la bonne cote de crédit du Québec. D’autres, l’agenouillement du pouvoir politique devant le pouvoir financier. De mon côté, j’ai l’impression que nous sommes, dans les deux cas, dans une optique de politique partisane se refusant à regarder la réalité dans toute sa profondeur. En effet, il est impossible de comprendre la situation actuelle du Québec sans la remettre dans son contexte historique.  Plusieurs commentateurs

  • Le Grand Prix du sexe

    Vous pensez que je suis scandalisée, outrée, désabusée par le trafic sexuel des femmes qui s’organise à cause du Grand Prix? Non. Je ne suis pas plus outrée que d’habitude. Mes amis Face-de-Book, eux, ont eu des soubresauts d’indignation, de dénonciation. Ça me rappelle la sortie de Fifty Shades of Grey. Ça capotait fort. Ça se scandalisait. Moi? Non. Moi, ça se passe à longueur d’année, voyez-vous. Je ne capote plus. Je ne me scandalise plus. J’ai juste mal au cœur. À l’âme. Et pis, je prie. Parce que quand on est pris, on prie. Parce que le trafic sexuel

  • Laissez donc vivre Séraphin, viande à chien!

    Un texte de Charles-Valentin de la Roche-Jagu Défense de Claude-Henri Grignon, auteur d’Un homme et son péché Quelques esprits insolvables ont fait la semaine dernière des heures supplémentaires dans les soutes à charbon de la misère intellectuelle. L’occasion leur en a été fournie par l’annonce d’une nouvelle télésérie adaptée d’Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon qui sera diffusée cet automne sur la chaine de Radio-Canada. Radio-Canada réactualisant l’œuvre d’un catholique de droite ! Il n’en fallait pas plus pour que les transports d’indignation de nos progressistes paralysassent l’autoroute des lieux communs. Même Serge Bouchard, l’anthropologue au chapeau d’explorateur qui a

  • Photo: Une partie de l'installation de Christian Boltanski - tirée de YoutubePhoto: Une partie de l'installation de Christian Boltanski - tirée de Youtube

    Personnes

    Mis à jour le 15 juillet 2021. Alors que dans son dernier billet, Florence Malenfant abordait l’épineuse question de l’art performance, cette fois-ci elle réfléchit sur l’installation en art contemporain. Parce qu’en plus d’être complexe, l’art contemporain est un sujet intarissable, composé de plusieurs facettes. Analyse de l’installation Personnes, de l’artiste Christian Boltanski. L’installation, qu’est-ce que c’est ? En fait, les artistes s’appropriant cette forme d’art créent généralement des œuvres qui investissent l’ensemble d’un espace donné avec (ou parfois sans) des structures plus ou moins grandes, accompagnées ou non de sons, d’odeurs, ou d’autres éléments stimulant les sens. Tout cela dans

  • Photo: Manifestations à Kiev, au début de la crise, janvier 2014 (Ввласенко - CC)Photo: Manifestations à Kiev, au début de la crise, janvier 2014 (Ввласенко - CC)

    Des milliers d’Ukrainiens déplacés

    Alors que l’attention médiatique internationale est tournée vers les combats – non moins tragiques – ayant cours au Moyen-Orient, le drame de milliers de familles déplacées se poursuit en Ukraine. Selon l’ONU, il y aurait plus d’un million de personnes déplacées à l’intérieur du territoire ukrainien, tandis qu’environ 500 000 autres ont plutôt cherché refuge dans les pays limitrophes. Si le cessez-le-feu signé plus tôt cet hiver ressemble à un bout de papier sans conséquence sur le terrain, c’est que les forces en présence poursuivent les combats, accroissant du coup le nombre de victimes civiles et militaires. Appels à l’aide Dans

  • Photo: Sarah-Christine BourihanePhoto: Sarah-Christine Bourihane

    Carmel, coke et Olympia

    L’Olympia de Paris est son prochain sommet. Il s’y produira le 6 juin prochain, inscrivant sa marque au panthéon des musiciens. Rebuté par le vertige des hauteurs, Grégory Turpin fuyait pourtant les honneurs. Il voulait vivre au Carmel, loin des regards de la foule et des prestations de la scène. Le voilà aujourd’hui fouler une scène mythique où aucun artiste œuvrant essentiellement en tant que chrétien n’a jamais mis les pieds. Il est le premier à y chanter haut et fort sa foi au Dieu qui l’a sauvé. Rencontre avec Grégory Turpin, de passage pour une première tournée au Québec.

  • Ces saints qui n’ont pas connu Dieu

    Une réflexion sur le film Whiplash de Damien Chazelle. (2014) Le film est acclamé par les critiques, mais comme souvent pour les mauvaises raisons. On aime la musique, la direction, le jeu des acteurs. On retient une critique des enseignants abusifs, et en même temps, sans trop y voir de contradictions, on applaudit la quête de l’excellence dans un monde de médiocrité. Whiplash est l’histoire d’un jeune musicien de jazz (Andrew) et de son professeur (Fletcher), tous deux prêts à tout pour laisser leur marque en passant sur cette terre. Mais Whiplash ne parle ni de Jazz, ni de pédagogie,

  • Lysandre MénardLysandre Ménard

    Lysandre Ménard: de musique, de rigueur et de bonnes sœurs

    Elle n’a que 21 ans, et on dirait qu’elle est née dans un bénitier. Lysandre Ménard, la révélation du film de Léa Pool La Passion d’Augustine, n’a que de bons et de beaux mots à l’égard des religieuses qui l’ont formée, éduquée, inspirée… et fait transpirer! «Dès mon plus jeune âge, à l’École Sainte-Anne, j’étais entourée de sœurs! Je n’ai pas un regard critique sur elles! Je n’ai que du respect pour les Sœurs de Sainte-Anne et tous les religieux que j’ai vus dans ma vie. Que du bon monde! Et je dirais que toutes les personnes qui ont gravité

  • Photo: Pixabay (stevepb - CC)Photo: Pixabay (stevepb - CC)

    Les racines de la social-démocratie

    La politique québécoise est actuellement le théâtre de nombreux débats sociaux ayant pour objet les politiques de retour à l’équilibre budgétaire du gouvernement. Ces politiques « d’austérité » – certains préfèrent l’euphémisme « rigueur » –, justifiées ou non, opèrent actuellement une transformation plus large de l’État québécois, ce qui n’est pas sans conséquence pour le lien social. Afin d’examiner cette transformation, un rappel préalable des fins de l’État en général, puis des fins de l’État québécois en particulier, s’impose. Les fins de l’État D’un point de vue chrétien, le Compendium de la doctrine sociale de l’Église nous informe d’abord que « la personne humaine

  • Gilles Duceppe et les croqueurs de mamelles

    Dans sa chronique publiée cette semaine, Gilles Duceppe, bon catholique québécois, se paie une sévère critique envers sa mère l’Église. S’il est généralement bien vu, au Québec, de mordre le sein qui nous a allaités, il nous est impossible, dans ce cas-ci, de passer sous silence quelques erreurs de monsieur Duceppe. Rappelons d’abord que Gilles Duceppe déchirait sa chemise suite à la sortie du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican. C’est que le prélat a osé aller contre la bien-pensance mondialisée : il a exprimé sa déception suite au référendum irlandais sur le « mariage » homosexuel. Sur ce point, on s’avoue

  • Photo: Collection Valérie LaflammePhoto: Collection Valérie Laflamme

    Nitassinan / conquis par le territoire

    Quelles sont nos relations avec les peuples autochtones? Entre un multiculturalisme qui cloisonne et exacerbe les différences et un interculturalisme qui sème la confusion dans un relativisme désolant, y a-t-il un espace pour une rencontre sincère et constructive? Un groupe d’étudiants d’un collège de la région de Québec, accompagnés de leur animatrice de pasto ont tenté l’expérience ce printemps. Un récit de Valérie Laflamme. J’ai déjà gouté à l’air pétillant du golfe et à l’odeur apaisante des sapins. Cette fois-là, nous étions allés jusqu’au bout de la route, en passant près de villages aux noms exotiques : Pessamit, Uashat, Maliotenam. Nous avions

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