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  • Vraie et fausse liberté avec Virginia Tangvald

    «Il y a trois sortes d’hommes: les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer.» Virginia Tangvald ouvre ainsi son récent film, Les enfants du large, pour décrire son père et son frère, Peter et Thomas. Ils auraient été les trois à la fois. Après une tournée en salle et dans les festivals, l’opus remportait le Prix du public TV5 du meilleur film francophone. Il est depuis peu disponible sur le site Web de l’ONF. Quelque temps auparavant, le roman biographique du même nom était un succès de librairie au Québec et en France, lui valant le prix Révélation d’automne de la société des gens de lettres. Le Verbe a souhaité faire le point avec l’autrice sur un récit familial traversé par une quête de liberté assassine.

  • Raconter en images

    L'équipe du Verbe a puisé dans ses souvenirs pour vous faire découvrir 8 films aux récits surprenants. Bonne immersion!

  • Des mots pour guérir

    Huor cherche à traverser son deuil, Christine à briser l’isolement des utilisateurs de drogues et Diane à défaire les stéréotypes entourant les problèmes de santé mentale. Ils sont d’origines et de conditions sociales différentes et vivent des problématiques tout à fait éloignées les unes des autres. Ils ont pourtant fait l’expérience, chacun à leur manière, du pouvoir de la parole dans leur vie et celle des autres. Zoom sur trois œuvres qui utilisent la communication comme moyen de rétablissement.

  • Cachez cette mort que nous ne saurions voir

    On pourrait penser qu’après l’Halloween, tous les monstres sont rentrés au placard, mais non, une terreur subsiste: la mort. Bien que de plus en plus présente dans la sphère publique – aide médicale à mourir et population vieillissante obligent – elle est, paradoxalement, mise à l’écart le dernier moment venu. Les funérailles traditionnelles n’ont plus la cote, alors on se tourne vers d’autres types de cérémonies de fin de vie. Le programme est dans le nom: on y célèbre la vie… au point d’occulter la mort. Petite autopsie des rites funéraires.

  • Rémi Brague et l'art de raconter

    Les histoires qui dépeignent notre origine et le sens de notre vie nous fascinent immanquablement. On les raconte partout depuis des millénaires, sous diverses formes. En quoi la Bible se démarque-t-elle des autres mythes et textes religieux? Le Verbe s’est entretenu sur ce sujet avec Rémi Brague, philosophe et historien français. Professeur émérite de l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), il est l’auteur de nombreux livres et articles mêlant philosophies antique et médiévale, histoire des idées et comparaisons entre le christianisme, le judaïsme et l’islam.

  • L'Église a un nouveau Docteur

    Celui qui complète un doctorat reçoit le titre de docteur, soit. Mais qu’en est-il pour un Docteur de l’Église? C’est un titre plutôt rarissime, car, en 2000 ans d’histoire chrétienne, on n’en dénombre que 38. Le dernier a été nommé par le pape Léon XIV le 1er novembre 2025. Il s’agit de saint John Henry Newman (1801-1890), une figure incontournable dans le paysage intellectuel britannique de l’époque victorienne.

  • Des églises proposent une collecte de bonbons originale

    Soir du 31 octobre, fête de l’Halloween. Excitation générale pour ramasser des friandises et montrer son costume à ses amis. S’il est attendu que les enfants passent de porte en porte, un arrêt à l’église du quartier l’est moins. Mais voilà que, depuis deux ans, une nouvelle tradition s’installe en Mauricie. Les églises de Sainte-Thècle et de Hérouxville accueillent tous les gourmands déguisés, petits et grands, pour leur présenter un autre type de héros: Jésus. Porte ouverte sur une initiative pastorale hors du commun.

  • Quand la bise fut venue

    Au 18e siècle, l’écrivain et précepteur Jean-Jacques Rousseau déconseillait fortement d’enseigner «La Cigale et la Fourmi» aux enfants. Selon lui, la fable d’ouverture du célèbre recueil de La Fontaine était trop complexe et sa morale ambigüe.

  • Le conte, aussi éducatif que ludique

    Blanche-Neige, Cendrillon, La petite sirène: ces contes de fées façonnent l’imaginaire de plusieurs générations. D’abord transmises oralement, certaines de ces histoires fantastiques aux origines mystérieuses sont fixées à l’écrit par Charles Perreault au 17e siècle, puis par les frères Grimm au 19e siècle. Elles sont depuis des incontournables de la littérature jeunesse et continuent d’influencer diverses productions artistiques contemporaines. Au-delà de leur intérêt culturel, possèdent-elles des vertus éducatives insoupçonnées?

  • Femme libérée?

    La «question de la femme» m’a toujours habitée. J’en ai même déjà fait le thème d’un projet de mémoire de maitrise qui n’a jamais abouti. Une de mes motivations résidait dans l’impression d’être quelque peu prisonnière, contre mon gré, d’un récit collectif qu’il était impossible de remettre en question sans passer pour une «antiféministe». Le récit de notre histoire nationale est aujourd’hui de plus en plus revisité pour réévaluer la rupture totale qu’aurait représentée notre Révolution tranquille. Ne serait-ce pas aussi l’occasion de réfléchir à neuf sur celui, complexe, de la libération de la femme? J’ai voulu ici faire un petit tour de la question, avec des historiens et quelques autres «femmes d’aujourd’hui».

  • À quoi sert la gentillesse?

    Il faisait ce froid qui pince le nez et rend les trottoirs prudents. Devant le dépanneur, quelqu’un tient la porte pour une inconnue. Rien d’extraordinaire. Deux mots: «Merci, bonsoir.» Une micropaix. En sortant, un jeune me dépasse en courant. Il tient la porte pour la personne derrière lui sans se retourner. Le battant ne claque pas, petite victoire contre la fatigue du monde. Elle ne sera pas comptée, mais je la note ici, pour mémoire.

  • Raconter l'aventure humaine avec Kim Thúy

    Originaire du Vietnam, Kim Thúy fait partie de ces réfugiés qui ont défié l’océan pour fuir les effets de la guerre, entre les années 1970 et 1990. À seulement 10 ans, Kim débarque à Granby avec sa famille, où ils se bâtissent une nouvelle vie. D’abord avocate puis propriétaire de restaurant, elle se lance dans la carrière d’écrivaine en 2009 avec le roman Ru, qui conquiert aussi bien le Québec que la France. Rencontre avec une optimiste passionnée de mots, de récits humains et de beauté.

  • Charles De Koninck, constitution et laïcité: rencontre avec Guillaume Rousseau

    Il y a tout juste deux semaines qu’avait lieu à l’Université Laval un grand colloque sur la pensée politique de Charles De Koninck, monstre sacré de la philosophie chrétienne au 20e siècle, dont l’héritage dépasse largement les murs du pavillon du même nom. Moins d’une semaine plus tard, le gouvernement du Québec déposait son projet de constitution. Qu’ont en commun ces évènements? Ils portent tous deux la marque de Guillaume Rousseau, professeur de droit à l’Université de Sherbrooke et éminence grise de l’actuel gouvernement. Il a bien voulu nous rencontrer pour parler Charles De Koninck, constitution et laïcité.

  • Faut-il toujours penser par soi-même?

    Êtes-vous un non-player character ou un «NPC» pour les initiés? Ce concept, tiré de l’univers des jeux vidéo, est traduit en français par «personnage non-joueur». Il sert ici à illustrer le conformisme, soit cette tendance à suivre la masse ou le système sans se questionner. François Fournier s’en inspire dans son dernier livre intitulé NPC, la fabrique du conformisme. Le nom vous est peut-être familier, l’homme, qui détient par ailleurs une maitrise en philosophie, est le cocréateur du balado Ian et Frank. Examinons son livre.

  • Se (re)convertir à l’oral

    Depuis l’invention de l’imprimerie, nous vivions sous le règne de l’écrit. Or, avec la révolution informatique et la démocratisation du téléphone intelligent, un revirement se fait sentir. Nous avons chacun un petit appareil radio numérique dans la poche, qui précipite un retour en force de la communication orale dans la sphère culturelle et en redéfinit les contours. L’univers numérique chrétien n’y échappe pas, et l’impact sur les mentalités et les rencontres se fait sentir.

  • L'envol de Juulie Rousseau

    À observer les oies blanches ces jours-ci, je me prends à me demander pourquoi le chant des oiseaux nous fait un tel effet. Pour Juulie Rousseau, il symbolise d’une manière toute particulière la quête spirituelle qui l’habite. Avec Birds – La conférence des oiseaux, l’autrice-compositrice-interprète nous présente le fruit d’un long parcours.

  • Balade au cimetière

    Qui dit novembre dit aussi mois des morts et cimetière. Mais nous ne pensons pas d’emblée à une balade entre les tombes quand l’envie du grand air nous prend. C’est pourtant à cette activité que nous convie l’auteur du livre Le dernier repos, François Guillet. Il a parcouru plus d’une trentaine de cimetières d’un peu partout au Québec pour les décrire et les illustrer à sa manière. Et, admet-il, pour méditer un peu sur la vie et la mort. Avec lui, découvrons trois d’entre eux.

  • La laïcité à l’italienne

    Le rapport Rousseau-Pelchat recommandait récemment une journée nationale de la laïcité pour le Québec. Mais pour célébrer quoi, exactement? La neutralité de l’État ou, comme le voudraient certains, l’effacement de la religion de la sphère publique? Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, un pays semble à rebours de cette mentalité laïciste: l’Italie. Un férié aboli en 1977 a été rétabli le 4 octobre dernier, jour de la fête de saint François d’Assise.

  • Elka Morales, la rédemption d'une schizophrène

    Au Guatemala, la maladie mentale, ça n’existe pas. Cette conviction, Elka Morales ne la met pas en doute. Mais à 31 ans, un diagnostic chamboule tout. Elle est schizophrène. Et soudainement seule, car elle ne peut pas parler avec sa famille, pour qui ce sujet est tabou. C’est dans une communauté catholique, à Montréal, que la Guatémaltèque rencontre des gens à qui elle peut enfin se confier librement. Elle y découvre aussi une ressource qui l’aide aujourd’hui à vivre avec sa schizophrénie: la foi. Portrait de la maladie mentale sur fond d’espérance chrétienne.

  • Entrevue avec Michael O’Brien: raconter des histoires qui sauvent

    Romancier canadien à succès, Michael O’Brien est célèbre non seulement pour son esprit créatif, mais aussi pour sa réflexion approfondie sur ce qui fait une bonne et véritable histoire. Né à Ottawa en 1948, il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages. L’un des plus connus, Père Elijah ― Une apocalypse, faisait récemment l’objet d’une adaptation en bande dessinée. Admirateur de Tolkien et critique de la saga Harry Potter, Michael O’Brien a accepté de répondre à nos questions pour éclairer l’influence déterminante des récits sur nos vies.

  • Bitcoin

    Je l’avoue, ce mot me choque. Sans doute est-ce à cause de sa première partie: bit. Je n’aime pas qu’on dise «bit». Bit est plus et même moins que vulgaire. Bit vient de l’informatique. Son homophonie pourrait le rendre convenable: la bitte renvoie soit au terme d’argot qui désigne l’organe sexuel masculin, soit au terme de marine qui se rapporte au billot de fonte autour duquel sont enroulées les amarres.

  • Guillaume Bruté de Rémur: «Dans la vie chrétienne, tout est fête»

    Originaire de France, Guillaume Bruté de Rémur est ordonné prêtre à Rome en 1995 par Jean-Paul II. Par la suite, il obtient de l’Université pontificale grégorienne un doctorat en théologie sous la direction de Luis Ladaria Ferrer, aujourd’hui cardinal et préfet émérite du dicastère pour la Doctrine de la foi. Recteur du Séminaire Redemptoris Mater de Beyrouth au Liban depuis 25 ans, le père Guillaume enseigne dans plusieurs autres lieux de formation en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient.

  • Les grands arbres

    Notre gros bâtard d’érable est tombé. Je ne dis pas bâtard pour l’insulter, on ne doit jamais rire des morts. Je dis bâtard parce que c’était, semble-t-il, un érable à Giguère; une essence banale qui pousse comme de la mauvaise herbe. C’est arrivé le soir de la Saint-Jean. Grosse tempête. Autant de feuilles d’érable qui s’effondrent au sol sous un vent de fête nationale québécoise… certains pourraient y voir un présage. J’y ai surtout vu un soleil caniculaire de fin d’été qui plombe franc sud, sur les heures ouvrables.

  • Mal-penser avec Philippe Muray

    La pensée est généralement associée à un exercice grave et sérieux, sans éclat ni esbroufe. La qualité d’une réflexion se jugerait ainsi au ton posé et monotone dont un philosophe en chaire débite sa conférence devant un parterre silencieux et transi par la solennité du propos. À l’inverse, il existe des penseurs dont les écrits déclenchent, page après page, le rire. L’écrivain britannique Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) entre dans cette catégorie spéciale: il est difficile de lire les essais foisonnants de paradoxes et d’images du romancier polémiste sans s’esclaffer. S’impose aussi une figure issue de l’autre côté de la Manche, soit l’inclassable Philippe Muray, né en 1945 d’un père écrivain et d’une mère férue de littérature.

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