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  • univers

    Les femmes sont supérieures aux hommes

    « Les femmes sont folles ! » C’est pas moi qui le dis, mais William Golding, Prix Nobel de littérature. Sans misogynie aucune, il précisait : « Je pense que les femmes sont folles si elles prétendent être les mêmes que les hommes. Elles sont tout à fait supérieures à eux et l’ont toujours été. » Les femmes sont supérieures aux hommes. J’aime cette idée, même si elle est un affront à la sacrosainte égalité moderne. Dernièrement, je suis tombé sur des scientifiques qui pensent la même chose. Selon une étude de l’Université de Duke, en Caroline du Nord, les femmes sont génétiquement plus résistantes que

  • SacristainSacristain

    L’improbable sacristain de l’Oratoire

    Un texte de André LaRose Léon D’Anjou nous a quittés le 20 février 2020. Sacristain à l’Oratoire Saint‑Joseph du Mont‑Royal, fervent priant et pasteur d’âmes œuvrant dans les lieux délaissés de la cité, il laisse dans son sillage la marque de l’incommensurable bonté de Dieu. Elle était cachée en cet infatigable travailleur, un peu comme chez le saint frère André. Sa candeur, sa chaleur humaine, sa joie communicative et sa connaissance intime de la vie intérieure lui ont fait côtoyer la jeunesse en quête d’un sens et d’un port d’attache. Voici l’histoire de ma rencontre avec lui. Il y a bien des

  • Libérée! Délivrée!

    Vous avez vu ce titre de rubrique ? « Femme libérée ». Libérée de quoi ? Délivrée de qui ? Je le dis : je viens de franchir le demi-siècle. La maternité a calmé ma libido. Les hormones de préménopause achèvent inéluctablement le travail. Et comme la Reine des Neiges, je peux chanter : « Libéréééée ! Délivrééééée!… du sexe compulsif, pulsionnel, ou si vous préférez performatif ! » Voilà. C’est dit.  L’envie est partie. C’est tout. Les bouffées de chaleur sont maitres, et invariablement suivies de frissons qui me glacent tout entière. Je suis en lockout d’estrogènes.  J’ai alors la tentation d’imiter la Reine des Neiges et de m’enfermer dans

  • «tout inclus»«tout inclus»

    La féminité peut-elle être toxique?

    C’est à travers une recherche critique du phénomène qu’on appelait alors l’hypersexualisation que je me suis identifiée, adolescente, au féminisme. Au gala du démérite organisé entre amis à la fin du secondaire, j’ai même reçu le prix de la féministe frustrée. Been there, done that, got the t-shirt. Jusqu’à la fin de mes études en anthropologie, j’aurai consacré l’essentiel de mes travaux scolaires à l’étude de tout ce qui touche de près ou de loin les industries du sexe. J’en ai acquis la certitude qu’en faisant de la sexualité un objet de commerce, nous vivons dans une culture qui déshumanise les

  • minimalismeminimalisme

    L’art du minimalisme

    Rares sont ceux qui, au cours des derniers mois, n’ont pas été atteints d’une manière ou d’une autre par la fièvre « Marie Kondo ». Si vous avez été épargnés, vous devez savoir qu’en l’espace de quelques épisodes Netflix, une femme japonaise a propagé dans le monde entier sa méthode de désencombrement de nos intérieurs en basant nos choix sur la joie que nous apportent (ou pas) nos objets. Partant de cette intuition — qui est loin d’être mauvaise —, nous avons eu envie d’aller un peu plus loin dans la réflexion par rapport aux choses qui nous entourent. Nous connaissons tous

  • À mes petites pinottes

    Mes très chères filles, Dans quelques jours, le 8 mars, le monde entier prendra un gros 24 heures bien compté pour réfléchir aux droits des femmes. En pareilles circonstances, il est d’usage de rappeler que, même si les luttes menées par vos aïeules ont permis de grands changements sociaux, il vous reste encore de belles batailles à mener. Vous êtes habituées d’entendre votre père vous dire quoi faire — et surtout quoi ne pas faire. À l’aube de ce jour spécial, je vous fais grâce de mes sempiternelles injonctions et remontrances. Je n’aurai pour unique conseil que celui-ci : soyez bien attentives à

  • Carnaval de QuébecCarnaval de Québec

    Carnaval de Québec : fête populaire ou bizness touristique?

    Au fil des siècles, les carnavals de partout dans le monde ont largement débordé des questions de restrictions alimentaires pour devenir des festivités populaires de grande ampleur. Partout, sauf peut-être chez nous avec le Carnaval de Québec. Le terme Carnaval est apparu en français dans les années 1500 et référait à la période qui se trouve entre l’Épiphanie et le Mardi gras. L’expression a pour origine carnelevare, un mot latin formé de carne « viande » et levare « enlever ». C’est ce qu’on fait (entre autres) durant le carême : se priver viande.  Un temps de subversion… On raconte qu’à l’origine, on se réunissait

  • CadizCadiz

    Le « périmètre festif », c’est Cadiz au complet

    Cela fait une semaine que nous sommes entrés en Carême. Avant d’entamer ces semaines axées sur la prière, le jeûne et l’aumône, certains auront peut-être profité des jours gras. À Cadiz, d’où je vous écris, le Carnaval est une véritable institution. Quand on m’a demandé si, au Canada, nous avions aussi de telles festivités, j’ai répondu « si… pero no ». Il faut dire que le Carnaval de Québec suscite chez moi une profonde indifférence. J’ai d’ailleurs écrit un article à ce sujet: Quand j’écoutais mes parents se remémorer leurs souvenirs carnavalesques, j’étais intriguée par cet événement dont ils se souvenaient par-delà

  • canotcanot

    Briser la glace comme Catherine Paquin

    Catherine Paquin est une entrepreneuse, une mère de famille, une sportive et, avant tout, une femme dont la vie repose sur Dieu. Si elle arrive à mener dans la joie la vie active qu’elle a, c’est grâce à sa foi qui ne la lâche pas et lui donne du courage. Ayant tout quitté du jour au lendemain pour le canot à glace, elle a fait de son métier un endroit où la foi et le sport sont dans le même bateau. Je rencontre Catherine à Rame Québec, le centre d’entrainement qu’elle a mis sur pied à Sainte-Foy. Un peu à

  • universunivers

    Pour le mois des femmes, soyez des hommes!

    Même si les hommes viennent de Mars, il semble que le mois du dieu de la guerre devienne de plus en plus le mois des femmes. Un mois (pas officiel !) de manifestations et de lutte pour la reconnaissance des droits des femmes — avec pour épicentre la journée du 8 mars. Cette année, les Nations unies, qui ont homologué cette journée en 1977, proposent comme thème : « Je suis de la Génération Égalité : levez-vous pour les droits des femmes. » Slogan, il est bon de le remarquer, qui peut aussi bien être scandé par un homme que par une femme. En fait,

  • pilule contraceptivepilule contraceptive

    Le point sur la pilule contraceptive

    Comment fonctionne la pilule contraceptive ? A-t-elle des répercussions sur la santé ? Y a-t-il des risques d’être enceinte malgré la prise de la pilule ? En dehors de la sacrosainte abstinence, y a-t-il une solution de rechange ? La pilule : symbole de l’émancipation sexuelle des femmes. Victoire de la médecine sur les conséquences du sexe. Séparation du plaisir et de la fécondité. Enfin, la femme peut faire ce qu’elle a envie sans risquer de donner la vie ! Est-ce une vraie liberté ? Cela se discute. Mais avant de philosopher, encore faut-il comprendre de quoi on parle. Comment fonctionne la pilule contraceptive ? A-t-elle des effets

  • Notre-Dame-des-AngesNotre-Dame-des-Anges

    Touristes chez nous, prise deux

    Je vous propose encore une fois de jouer aux touristes chez nous en vous donnant envie de découvrir certaines églises en dehors de celles mises de l’avant par l’industrie touristique. Cette fois, la balade virtuelle se concentrera uniquement sur la chapelle Notre-Dame-des-Anges, située au 260 boulevard Langelier. Un petit bijou patrimonial méconnu de la région de la Capitale nationale. Oui, oui, région et non ville de Québec, puisque légalement l’ensemble conventuel des Augustines est une municipalité autonome !  Sa frontière est d’ailleurs très visible. La municipalité est entièrement délimitée par la clôture monastique, un gros mur en pierre impossible à manquer, qui entoure

  • Les trois plaies de la méfiance

    Deux jours à peine s’étaient écoulés depuis la mise au jour du scandale et un commentateur lâchait un « maintenant que la poussière est retombée »… J’en ai presque ri. Mais, compte tenu des circonstances moroses, je me suis retenu. Probablement comme vous, j’ai lu des centaines de commentaires sur l’affaire qui secoue la cathosphère ces jours-ci. Dans ces cas, je m’étonne d’oublier parfois que l’ère des réseaux sociaux en est une de réactions. Des réactions à la chaine. Comme une chaine de montage industrielle, mécanique, prévisible.  Les communiqués laconiques (pardonnez le pléonasme) réagissent au rapport d’enquête. La première vague de commentateurs,

  • ScienceScience

    L’Église s’oppose-t-elle à la science? Aubert Martin rétablit les faits

    Alors que l’Église catholique a été et est toujours une mécène importante pour la science, un cas particulier entache sa réputation : Galilée. Retour sur les raisons de la discorde entre la papauté et ce personnage aujourd’hui considéré comme un « martyr scientifique ».  Avant Galilée, revenons sur un personnage trop souvent éclipsé: Copernic. Ce scientifique avait proposé deux révolutions (c’est le cas de le dire) : la rotation de la Terre sur elle-même et le fait qu’elle tourne autour du Soleil.  Selon Aubert Martin, chroniqueur à On n’est pas du monde, Copernic est un exemple de la réunion de la science et de

  • Un prêtre peut-il être trop accessible?

    Un chef d’orchestre entretient-il le même rapport avec ses musiciens qu’un prêtre avec ses fidèles ? Peut-on dire que, dans les deux cas, leur trop grande humanisation entraine une perte de transcendance ? Vouloir un prêtre trop accessible nous éloigne-t-il du mystère de l’eucharistie ? Je suis musicien classique de formation et j’aime, de temps à autre, aller au concert. J’aime encore plus saisir la vision que l’interprète a de l’œuvre qu’il ressuscite.  L’interprète était cette fois-ci l’Orchestre symphonique du Conservatoire dirigé par Yannick Nézet-Séguin, un chef québécois à la carrière internationale fulgurante.  En deux heures, le public a eu droit à une première lecture

  • AugustinAugustin

    Quand Russell ne sait pas lire saint Augustin

    Plusieurs croient connaitre la pensée des anciens en se référant aux écrits des modernes. Pourtant, les anciens offrent une sagesse qui n’est pas toujours relayée par les auteurs modernes. Une bonne illustration de ce problème est la présentation de saint Augustin par Bertrand Russell. Malgré ce qu’en dit Russell, saint Augustin est l’un des plus grands révélateurs de notre âme.  Bertrand Russell est un philosophe britannique de grand prestige, sans contredit l’un des plus influents au sein du monde anglo-saxon durant le vingtième siècle. Il est un fondateur de la philosophie analytique et les défenseurs de l’athéisme se réfèrent souvent

  • Meave O’Farrell: La lutte des filles

    Meave O’Farrell se produit à Québec au centre communautaire Horizon, qui fait toujours salle comble. Tout juste à côté s’élève l’immense église Saint-Charles de Limoilou complètement vide, quasi désaffectée. Signe des temps? Le parallèle est difficile à manquer: dans les deux lieux se disent les mêmes mots d’église, mais pas avec le même sens du sacré. Comme à l’église et rarement ailleurs, toutes les générations et classes sociales s’y mélangent. Il y a les fidèles et les enfants qui oublient la réalité absorbée par la passion, il y a les curieux et les blasés incapables d’entrer dans le jeu, il

  • Dans les coulisses de la lutte

    La lutte fait partie de notre culture et de notre histoire. Sport-spectacle populaire ou théâtre acrobatique postmoderne, elle déchaine plus que jamais les passions des Québécois. Incursion dans les coulisses de ce show dont vous êtes le héros ! « Aimes-tu le théâtre ? Si oui, tu vas aimer la lutte ! » Voilà comment mon ami Emmanuel Lamontagne a réussi à m’attirer dans le monde légendaire de la lutte québécoise. Robert Lepage est du même avis, lui qui a voulu la mettre à l’honneur dans la programmation du Diamant: « La lutte, pour moi, c’est le théâtre dans sa forme la plus brute. » Brute, c’est le

  • YOLOYOLO

    Courir après le temps: du YOLO à l’éternité

    Le regretté Dédé Fortin des Colocs chantait: « La vie c’est court, mais c’est long des p’tits bouttes ». Et même quand l’espérance de vie augmente, on trouve que « ça va vite ». Tout s’accélère, tout bouge. S’il faut tant planifier, c’est que le futur n’est jamais loin. Une chose est sûre : le monde moderne a changé notre rapport au temps. Mais comment ce changement a-t-il pu se produire ? Les jours et les nuits se succèdent pourtant comme avant ; ma montre ne va pas plus vite que les cadrans solaires de l’Égypte antique. Intrigant, non ? En cherchant des explications, on se rend compte

  • L'(anti)culture religieuse d’un millénarial

    J’aime à dire que je suis de la dernière génération à avoir suivi des cours de «religion» à l’école. Comme millénarial, j’ai baigné comme jamais dans la culture religieuse, mais pas n’importe laquelle… Détrompez-vous, je ne garde pas de doux et pieux souvenirs de mes cours d’enseignement religieux. La « religion » nous était enseignée d’une manière livresque, inerte. Et ça, c’est quand on ne nous présentait pas une image d’un Dieu-Jésus-ton-ami-en-sucre-pastel. C’en était à envier nos quelques camarades qui quittaient pour leur mystérieux cours de morale… Je ne veux pas jeter la pierre à ces pauvres professeurs qui devaient faire leur boulot.

  • Un refuge méconnuUn refuge méconnu

    Le refuge méconnu d’Éric Plante

    Devenir peu à peu moi-même implique d’atteindre un refuge intérieur à ma personne; c’est aussi préciser mon identité, rebâtir mon espérance et humaniser ma réalité quotidienne. Éric Plante n’a pas attendu d’être malade ou mourant pour se poser les grandes questions. Dès la vingtaine, il trouvait qu’il était nécessaire de trouver des points de repères pour vivre ses convictions religieuses. Dans son récent livre Un refuge méconnu, il joint notes, prières, témoignages, prières, méditations et expériences.  Le livre d’Éric Plante témoigne d’une grande amitié avec Dieu. Il s’organise selon trois axes, trois moments de prise de conscience de Dieu dans sa

  • mortmort

    Gaston Bourdages: « Je suis auteur de mort »

    Rien ne semblait annoncer pareille descente aux enfers pour Gaston Bourdages. Une vie prospère, une conjointe, une pratique religieuse assidue. « Au fond, je me suis ramassé en prison parce que j’ai fucké les dix commandements de Dieu. J’ai volé, j’ai couché avec la femme de mon chum. Et le 18 février 1989, j’ai enlevé la vie à quelqu’un. » C’est là que tout a basculé. « Cette maison a une histoire, me raconte-t-il. Il y a d’abord eu un salon funéraire avant qu’une famille de huit enfants emménage. Ici, il y a une histoire de mort et de vie. » C’est dans cette maison

  • TchernobylTchernobyl

    Tchernobyl ou l’aveuglement volontaire

    Un texte de Shawn Paradis « Lorsque la vérité nous offense, nous préférons mentir et ce, jusqu’à l’oublier complètement, mais la vérité demeure toujours là. Chaque mensonge que nous proférons accroit notre dette envers elle. Tôt ou tard cette dette doit être payée. C’est ainsi qu’explose un réacteur RBMK (ancien modèle de réacteur nucléaire de l’Union soviétique). Par le mensonge. » – Valeri Legassov dans « Tchernobyl » Ces quelques paroles résument avec éloquence le thème de la série Tchernobyl et justifient l’accueil favorable de la critique. En cinq heures à peine, l’émission produite par HBO relate prodigieusement le déroulement des évènements de la première et pire

  • WillaimeWillaime

    J.-P. Willaime: Libre parce que chrétien

    Alors que le manque de liberté d’expression apparait de plus en plus nettement dans le monde universitaire, Jean-Paul Willaime refuse tout endoctrinement et toute idéologie. Ses entretiens avec E.-Martin Meunier dans La guerre des dieux n’aura pas lieu (2019) nous font découvrir « l’itinéraire d’un sociologue des religions » aussi libre qu’éclairant pour tous ceux qui cherchent à porter une parole chrétienne crédible pour notre temps. Tout au long des pages de ce livre remarquable, on assiste à l’évolution d’une pensée sociologique fidèle aux principes qui l’ont fait naitre.  Encore étudiant, Jean-Paul Willaime était conscient du sectarisme philosophique dans lequel s’étaient emprisonnés les différents

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