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  • Saint-Valentin

    La valse de la Saint-Valentin

    Nouvelles dates, nouveaux chums, nouvelles blondes, nouvels amours, nouveaux coup-de-foudre… La Saint-Valentin, avec ses représentations commerciales et même artistiques, nous vend un monde facile et magique. La seule chose qu’elle ne propose pas vraiment, c’est un amour durable. Notion aujourd’hui périmée, il s’agit de la clé pour vivre pleinement une relation. La Saint-Valentin est à nos portes.  Qu’y a-t-il dans cette fête contemporaine pour ceux qui, comme moi, se sont promis fidélité jusqu’à la mort ?  On pourrait penser que nous n’avons plus rien à attendre de cupidon. On pourrait penser qu’une fois les premiers émois amoureux passés, notre couple doit

  • langages de l'amourlangages de l'amour

    Les cinq langages de l’amour de G. Chapman

    Un conseiller conjugal américain, Gary Chapman, a essayé de trouver la solution à plusieurs problèmes de couple. Durant ses années de pratique, il a remarqué que l’amour possède 5 langages et que les différents surviennent lorsque les amoureux ne réussissent pas à véritablement s’écouter. Ce n’est donc pas parce qu’il n’y a plus d’amour que les gens se séparent, mais bien parce qu’ils ne parlent pas assez la langue de l’autre.  Brigitte Bédard est revenue sur ces cinq langages à On n’est pas du monde.  Chapman parle en termes de « réservoir émotionnel » : chacun a besoin d’amour et, si le « réservoir » est

  • universunivers

    Toutes les femmes sont prêtres

    *Dans un monde de plus en plus fragmenté et polarisé, Le Verbe médias s’engage à bâtir des ponts au service de la communion. Apprenez-en plus sur notre ligne éditoriale, qui prône un dialogue ouvert et la diversité d’expression, tout en cherchant l’unité dans la vérité et la charité. C’est bien connu et ça dérange de plus en plus de monde : dans l’Église catholique, les femmes ne peuvent pas devenir prêtres. Ça en choque plusieurs, c’est accepté d’un petit nombre et ce n’est compris par à peu près personne. Grand écart ecclésial ? Comme les papes l’ont plus d’une fois rappelée, cet enseignement « définitif et infaillible » ne

  • Monsieur G. veut partir à la maison

    Au début de l’hiver, monsieur G. apprenait que son cancer de l’œsophage était passé en phase terminale. Ses cinq enfants assurent une présence quotidienne à ses côtés. Or, ce n’est pas suffisant pour éviter une hospitalisation : il fallait trouver une infirmière pour lui prodiguer les soins que son état nécessite. C’est à ce moment qu’entre en scène Caroline, infirmière et accompagnante en fin de vie. Zoom sur une fin de vie vécue dignement. Infirmière depuis plusieurs années, Caroline est directrice du programme d’accompagnement en fin de vie (thanadoula) à l’école Cybèle. Depuis plus de deux mois, elle se rend chaque soir

  • Leonard Cohen et le Dieu absent

    On ne sait plus parler de Dieu. Et même lorsque, à l’occasion, une personnalité publique s’y essaie, on croirait à tout coup entendre une oraison funèbre : maintenant que Dieu est mort, soulignons ses vertus et à quel point la « spiritualité » nous manque. Leonard Cohen, lui qui a aussi suscité des commentaires posthumes avec la sortie de l’album Thanks for the Dance en novembre dernier, a su mieux parler de Dieu que la plupart de nos contemporains. Il serait pour lui absurde d’affirmer la mort de Dieu. En fait, Dieu est bien vivant dans l’œuvre de Cohen, mais en tant qu’absent. La différence,

  • loi 40loi 40

    Nos élèves, monsieur le ministre!

    Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge déposait le projet de loi 40 l’automne dernier. Comportant 300 articles, le projet modifie pas moins de 80 lois. Derrière cette ambition se cache toutefois un problème de taille : la remise en cause de l’autonomie professionnelle des enseignants. Qu’on soit d’accord ou non avec les revendications des syndicats des professeurs, il m’apparait incontournable qu’on leur donne une voix. Il n’y a déjà plus beaucoup de professeurs (le dire est un truisme), ne faudrait-il pas en prendre un peu plus soin ?  En effet, il s’agit là d’une réforme importante et profonde du système d’éducation. Selon

  • Quand les organismes renient leur identité

    L’année dernière, l’Œuvre Léger a changé de nom pour Mission inclusion. Sans ambigüité, l’organisme écarte ses références religieuses pour se centrer sur sa mission sociale… non sans soulever plusieurs questions. Les premiers mots qui figurent sur son site web sont: « Nouveau nom, même Mission. Celle de favoriser le mieux-être et l’inclusion sociale des plus démunis de notre société ». Le Cardinal Léger est nommé à titre de fondateur, mais aucune mention n’est faite au sujet de sa foi. On comprend que cette réforme se situe dans le sillon de la laïcisation du Québec. La religion suscite souvent des malaises ou même de l’hostilité parmi

  • objets religieuxobjets religieux

    Foi en résine

    Pendant les vacances des fêtes, je me rends pratiquement chaque année dans les grands sanctuaires nationaux du Québec pour y admirer les crèches et les décorations de Noël. Le comité marketing ayant bien fait son travail, un petit crochet à la boutique d’objets religieux suit souvent la visite puisqu’elle est invariablement placée dans les entrées et les sorties ou près des toilettes. Je dois dire que je n’y achète rien. Je devrais pourtant être le public cible puisque j’aime beaucoup la sculpture et la numismatique et que j’adore l’art religieux. J’en ai même fait le sujet de mon mémoire de maitrise !  Mais

  • Un bon Jack pour toutes les Rose du monde entier

    Quelle fille ne voudrait pas d’un bon Jack? En tout cas, Rose, la Rose du Titanic, elle a dit oui presque tout de suite. Je veux dire, elle a dit oui quand elle a vu que Jack était un «bon» Jack.  Mieux. Elle a vu, ou senti, je ne sais trop, que ce gars-là, ce qui était le moteur de sa vie, le sens de son existence, l’alpha et l’oméga de sa raison d’être, ce n’était rien d’autre que l’amour. Oh! oui, on pourrait dire qu’il était un brin insouciant et qu’il vivait un peu trop de l’air du temps et qu’on

  • messiahmessiah

    Messiah: la nouvelle série polémique de Netflix

    Dès sa sortie, la nouvelle série Messiah produite par Netflix, qui met en scène le retour du Christ à notre époque, a généré de vives polémiques. Plusieurs groupes, voire plusieurs pays, s’opposent à sa diffusion. La Jordanie a ainsi interdite que la deuxième saison y soit tournée. Malgré d’autres critiques positives, Frédérique Francoeur, chroniqueuse à On n’est pas du monde, trouve que la série est décevante et « caricaturale ».  Elle ne reprend que les « éléments sensationnalistes » de l’histoire du Christ, affirme-t-elle, que ce qui nous pousse à la « catharsis ». Alors que, selon Antoine Malenfant, animateur de l’émission, « l’essentiel du christianisme ne se joue pas dans les gros

  • euthanasieeuthanasie

    Euthanasie: le point de vue d’un infirmier

    Un texte de Jean-Michel Landry, infirmier clinicien et étudiant au doctorat en médecine. Quelques années après l’adoption du projet de loi qui légifère l’euthanasie au Québec, nous voici déjà en train d’en élargir les conditions d’admissibilité. Il faut se méfier des risques de dérapages de ces nouvelles mesures et surtout continuer à protéger le malade dans sa réelle dignité.  Nous sommes au milieu d’une mise en scène politicomédiatique qui créé des « groupes d’experts ». Les professionnels présents dans les maisons de soins palliatifs en sont pratiquement absents. Ils rassemblent des personnes qui sont déjà pro-euthanasie — certains en comptent des dizaines

  • universunivers

    La vie dont je ne suis pas le héros

    Êtes-vous le spectateur ou le héros de votre vie ? C’est la question que nous pose HEROES, le premier jeu de rôle de développement personnel. Un programme où ce n’est plus la connaissance acquise dans des livres, mais l’expérience en immersion réelle qui, promet-on, va enfin changer notre vie. Dites adieu à votre zone de confort. Pour changer il faut se dépasser et pour se dépasser il faut sauter dans la réalité. Jusque-là j’embarque. Le jeu de la vie Mais parce que votre réalité est trop plate, le programme payant va l’augmenter pour vous en y ajoutant quelques collines et ravins,

  • Didier Berthod (photo: Frédéric Moix).Didier Berthod (photo: Frédéric Moix).

    La véritable ascension du grimpeur anarchiste

    Grimpeur suisse de renommée internationale, Didier Berthod a ouvert de nouvelles voies d’escalade : de l’Italie, à l’Australie, au Canada, en passant par les États-Unis, il a conquis les hauteurs et défié l’extrême. Mais fait intriguant, à la toute fin de son film First Acent, on l’entend répéter : Dieu a eu pitié de moi. Récit d’un grimpeur dont la dégringolade lui a ouvert le chemin de la vraie ascension.          Didier Berthod. Ce nom vous est inconnu? Allez faire un petit tour sur internet. On le retrouve à la une de magazines spécialisés et dans plusieurs films. Le parcours « vertical » de Didier commence quand

  • prêtresprêtres

    « La race des prêtres, c’est la pire »

    Je n’avais autrefois rien de négatif ni de positif à dire à propos des prêtres : ils étaient là, sans que je les considère vraiment. C’était avant que je comprenne leur mission.  « La race des prêtres, c’est la pire », me confiait-on encore dernièrement. C’était — cette fois du moins — une simple boutade. De la part d’un prêtre qui plus est ! Et pourtant, nombreux aujourd’hui y adhèreraient, même dans les milieux chrétiens… Encore à propos de Florence ! Personnellement, je n’ai jamais rien eu de négatif à dire contre les prêtres (hormis quelques lamentations à propos d’homélies plus ennuyantes que d’autres). Jusqu’à

  • La crise climatique au service de l’âme

    Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Mt 10,28 La crise climatique que l’on vit actuellement, avec ses acteurs, ses drames quotidiens et ses produits dérivés, nous forcera à terme à remettre en question notre mode de vie. Comme la nature nous l’a si souvent fait sentir, notre âme et notre esprit demandent mieux.  L’élan écologique aura fini par mettre hors-jeu le consumérisme, le capitalisme vorace et le tout-aux-vidanges, produit intérieur brut de la désillusion qui s’ensuit. Ce n’est pas

  • oraisonoraison

    L’infiniment grand dans l’infiniment petit

    Les chrétiens sont tous appelés à vivre la contemplation. Aubert Martin a profité de la dernière émission d’On n’est pas du monde pour affirmer qu’il faut sortir de la logique de performance. Selon lui, cela se fait d’abord par l’oraison. Il faut donner du temps pour Dieu, trouver des moments de réelle proximité avec lui.  Aubert a rappelé qu’il ne faut pas se scandaliser de soi-même, ne pas s’en vouloir si on est parfois distrait. « La plus grande découverte que j’ai faite, a ajouté Simon Lessard, c’est que les distractions sont nos meilleures aides à la prière. » Les chroniqueurs n’ont

  • Ariane BeauférayAriane Beauféray

    L’Australie est en feu, prenez un bain

    Les incendies en Australie ont dévasté 100 000 km2, brulé vif plus d’un milliard d’animaux et tués une trentaine de personnes. De fortes pluies ont également provoqué des inondations, puis des tempêtes de sable et des orages de grêle se sont abattus dans certaines régions. Et pour couronner le tout, le fort taux d’humidité serait également propice à la prolifération d’une araignée venimeuse à Sydney. Je vous écris cela après avoir lu quelques articles de journaux seulement. Ces dernières semaines, je ne me suis pas inquiétée tous les jours pour savoir si les feux étaient en train de diminuer, si la pluie

  • Les Misérables, version 2020

    Le réalisateur Ladj Ly nous plonge dans l’univers étouffant des banlieues françaises, où il ne semble pas y avoir de véritable justice. Le film Les Misérables reprend des éléments du roman de Victor Hugo, en montrant des individus d’aujourd’hui‚ avec leur désespoir et leur impuissance. L’œuvre ne sombre toutefois pas dans le défaitisme et propose peut-être quelques pistes de solution. Le film nous fait suivre le policier Stéphane (Damien Bonnard) nouvellement affecté à la brigade anticriminalité de Montfermeil. Il a d’abord l’air d’un policier normal, d’un homme normal, de tout ce qu’il y a de plus correct et d’ordinaire. Le

  • codépendancecodépendance

    Valérie: «j’ai découvert que je vivais de la codépendance!»

    Dans l’émission du 20 janvier, notre chroniqueuse Valérie Laflamme-Caron nous introduisait au phénomène de la codépendance. Les auditeurs les plus attentifs d’On n’est pas du monde se souviendront peut-être de la chronique de Valérie qui exposait plusieurs problèmes vécus par les proches-aidants. Elle doublait alors sa fine analyse d’un témoignage touchant tiré de sa propre expérience. Récemment, la même chroniqueuse venait à notre micro pour nous faire découvrir une réalité psychologique méconnue: la codépendance. Il s’agit d’un enjeu très peu circonscrit et conceptualisé au Québec, bien que, paradoxalement très répandu. «La codépendance c’est un mode relationnel […] On devient dépendant

  • Le gestionnaire, le magistrat et le guérisseur

    Il était une fois, dans une contrée fraiche et belle, un homme qui avait été choisi par ses pairs pour diriger le village. Les villageois, pas peu satisfaits de leur suffrage et déchargés du gouvernement des affaires, pouvaient désormais vaquer à leurs occupations quotidiennes entre quiétude et divertissement. Bien que certains paysans fussent affligés des maladies à la mode cette année-là, et que d’autres souffrissent du mal horrible de vieillir, le village se trouvait plutôt bienportant. Vint un magistrat qui, oyant les complaintes bien senties de quelques malheureux, fut ému au point d’en appeler à l’ouverture du Grand Code du

  • deux papesdeux papes

    Les deux papes: «Continuez à marcher!»

    C’est précisément cette phrase : « Ne vous arrêtez pas ! Continuez à marcher ! »*, qui rythme toute la durée du film Les deux papes diffusé sur Netflix. Parfois, ce message est fort, à d’autres moments presqu’inaudible, mais toujours présent. Il nous amène ainsi à réfléchir à l’histoire, à la tradition de l’Église et à notre propre vie. Je vous avouerai avoir eu des réticences à visionner ce film, surtout dans le contexte actuel où on observe une polarisation dans les communautés chrétiennes entre les « tradis » et les « libéraux ». Les comparaisons (lire : accusations) se multiplient et on cherche où situer la vraie « tradition » et la vraie « fidélité » à l’Évangile. Je

  • BoromirBoromir

    Boromir, un chrétien d’un autre monde?

    À la Saint-Sébastien, l’hiver reprend ou se casse les dents. Dicton picard Aujourd’hui, c’est ma fête (je commence en sonnant le carillon !), et ceux qui me connaissent savent bien que je cultive deux dadas depuis mon enfance, les dates (notamment d’anniversaire) et tout ce qui concerne l’univers fantastique de J.R.R. Tolkien. Je me suis dit qu’en ce jour, j’allais en profiter et me gâter un peu en combinant les deux. Lors de mon retour à la foi, au début de la vingtaine — j’ai aujourd’hui 28 ans — j’étais fasciné par ces saints qui bénissent et ennoblissent les jours par

  • Louise BrissetteLouise Brissette

    La mère Teresa de Saint-Anselme

    Quelques semaines avant notre visite, Louise Brissette revenait d’un séjour en Équateur avec ses 27 enfants handicapés. Vous n’avez pas la berlue, vous avez bien lu 27. Un tel voyage relève de l’exploit, mais la femme de 73 ans est plus audacieuse et énergique que jamais. Pas étonnant que, dans Bellechasse, on l’appelle «la mère Teresa de Saint-Anselme». Comment une mère de 27 enfants fait-elle pour ne pas être complètement épuisée par ses journées? Je m’aperçois, au fil des années, que j’ai vraiment confiance au bon Dieu; je m’abandonne à lui. Quand je fais un retour sur mon enfance, je réalise que l’important

  • « Ben voyons ! T’es pas grosse ! »

    Nous sommes pris entre une volonté d’équilibre santé et une apologie constante de la nourriture. Le nouveau terme « grossophobie » ne résout pas du tout ce problème. À l’inverse, il nous fait oublier certaines réalités.  Vous avez certainement croisé récemment la fameuse phrase qui commence de nombreux textes ces temps-ci : « Avec la fin du temps des fêtes vient le temps des résolutions… Et qui dit résolutions, dit régimes ! » Ce qu’il y a de fabuleux, c’est que ces mots introduisent autant les articles vantant/vendant des diètes que ceux qui les décrient… Et voilà le sujet de cette chronique : la oh-combien-angoissante contradiction de

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