Nos articles
Magazine-
Se confiner avec Charles de Foucauld
Alors que le gouvernement Legault vient de mettre sur « pause » tout le Québec, Le Verbe s’est entretenu avec le petit frère Gilles Laberge. Prieur du Monastère des Petits frères de la Croix, il nous fait voir comment leur vie « au désert », inspirée du bienheureux Charles de Foucauld, peut nous aider dans notre grande retraite à domicile. Au-dessus de la porte de votre monastère, il est écrit « En vue de Dieu seul. » Alors que votre hôtellerie est vide, comment vivez-vous cette plus grande solitude ? On vit quelque chose de plus fort avec Dieu, parce qu’on a moins de distractions. C’est comme une retraite
-

L’espérance de Mgr Pelchat
De nombreux fidèles sont bouleversés par ce temps de carême très exceptionnel. Mais que faut-il retenir de cette épreuve et quoi faire pour ne pas céder au désespoir ? Le Verbe s’est entretenu avec Mgr Pelchat, évêque auxiliaire de Québec, qui voit ce moment comme une opportunité pour se recueillir dans la prière et être des signes d’espérance. En ce temps de pandémie où nous sommes conviés à demeurer chez nous, que pouvons-nous faire pour aider notre prochain ? Même si nous sommes tenus de garder une certaine distanciation sociale, il ne doit pas y avoir une distanciation du cœur par rapport
-

Les qualités du chef et le prix de la liberté
Une pandémie est, peut-être avec une guerre, le moment où les qualités des chefs politiques apparaissent avec le plus d’éclat. C’est maintenant, plus que jamais, que l’on se réjouit d’être gouverné par un bon chef… ou que l’on regrette d’en avoir un mauvais. Mais qu’est-ce qu’un bon chef, en fait ? Est-ce un chef compétent et honnête ? Bien sûr, mais là n’est pas l’essentiel face à une crise comme celle de la COVID-19. Deux qualités, cruciales mais difficiles à combiner, sont plus importantes : l’humilité et le courage. Il s’agit de l’humilité d’écouter les experts avec déférence. Un chef politique, avec tout
-

S’en sortir sans sortir: le COVID-19 en France
C’est maintenant un rituel : chaque soir, les Français regardent, inquiets, le point de presse de la Direction générale de la santé sur l’évolution de la pandémie de COVID-19. Le dimanche 22 mars, la France comptait 16 018 personnes contaminées connues, dont 7 240 hospitalisées, 1 746 en réanimation, et 674 décédées. Chaque jour, tous ces chiffres sont en forte croissance alors que la pandémie n’a pas encore atteint son pic. « Nous sommes en guerre » C’est par ces mots, prononcés sept fois lors de son allocution télévisée du 16 mars dernier, qu’Emmanuel Macron annonçait le confinement obligatoire du pays. La soudaine prise de conscience
-

La pandémie vue par des pros du confinement
Alors que la pandémie de coronavirus bouleverse nos habitudes de vie, une autre épidémie se propage et menace nos âmes : celle de la peur. Le Verbe a interviewé le prieur du monastère de Saint-Benoît-du-Lac dans les Cantons de l’Est, afin de savoir comment les moines vivent ce temps de crise et, surtout quelles paroles de sagesse ils peuvent nous livrer. Comment traversez-vous la crise sanitaire communautairement ? En communauté, nous appliquons les directives données à toute la population : consignes d’hygiène, distanciation, etc. Ces directives nous ont été bien expliquées par une personne de l’extérieur. À l’église comme au réfectoire, nous laissons une place
-

Un moment pour tout
Ça y est. Je suis une confinée. Je ne peux plus aller à mon cours de Stretch-Tonus. Ni à la piscine d’ailleurs. Je n’ose plus faire la ronde de mes épiceries zéro-déchet et encore moins de risquer ma vie au Costco pour trouver mon café préféré, ma baguette préférée ou nos baguels préférés… C’est fini. Finies mes sécurités de maman pourvoyeuse de bouffe pour sa petite et grande marmaille. Le défi cette semaine ? Ce n’était pas d’arriver à faire des plats dignes du resto avec les spéciaux des circulaires. Ce n’était pas non plus de répéter pour la centième fois
-

Force majeure
Dans ces moments dramatiques, on dirait que Dieu distribue des grâces spéciales. À l’hôpital cette semaine pour une transfusion à notre bébé, j’en ai profité pour prendre le pouls d’une situation sans précédent. (N’ayez crainte, j’ai bien frotté mes mains avec une dose règlementaire de solution hydroalcoolique.) Malgré toute cette histoire virale, je voyais l’infirmière commencer ses heures supplémentaires avec le sourire. Bien sûr, elle aura droit à sa prime. Toutefois, en la voyant soigner les patients, je vous garantis que ce n’est pas le fric qui la motive. D’abord, reconnaissance infinie à tous ceux qui vont perdre une heure
-

Faire grimper la courbe de la charité
L’église Saint-Thomas-d’Aquin, espace sacré, semble encore immunisée contre le virus de la peur. Plusieurs fidèles vont prier pendant que d’autres se réunissent pour discuter sur la Parole*. Pour le curé Brice Petitjean, c’est l’occasion de souder des liens entre les paroissiens et de se laisser déranger par l’Esprit saint. L’étau se resserre. Le virus prolifère. On ferme les frontières. Sur nos écrans s’alourdit le sinistre bilan. Pendant ce temps, dans une paroisse près de chez nous, des fidèles se relaient toute la journée pour prier tant que les portes de l’église leur sont encore ouvertes. Je rencontre Brice Petitjean, curé
-

COVID-19: entretien avec un prêtre italien
Cloitrée depuis quelques semaines chez moi — à cause de nausées et de vomissements importants (joies du premier trimestre) —, j’envoyais régulièrement en Italie, à mon père spirituel surtout, des messages de lamentations. Jusqu’au jour où mon petit problème gastrique s’est mis à sembler bien ridicule face à la situation d’un pays aussi sévèrement touché par le coronavirus… Sachant don Francesco présentement prisonnier de son presbytère, je lui ai demandé ses lumières de théologien pour m’éclairer sur la situation actuelle, surtout d’un point de vue spirituel. Après tout, le coronavirus ne se transmettra pas de Florence à Québec par appel
-

Comment (ne pas) survivre à ses enfants
Paradoxalement, ce temps de désorganisation nationale « impose » à plusieurs parents d’avoir leurs enfants à la maison. Pour certains, cela n’implique que quelques marmots de plus à accueillir dans un quotidien de mère au foyer. Pour d’autres, il s’agit d’un réel bouleversement, en plus d’un générateur supplémentaire d’anxiété. Je vous propose donc ici quelques trucs pour vous aider à passer ce temps indéterminé avec toute votre marmaille à la maison ! Mettons d’abord quelques petites choses au clair : Le titre de cette chronique. Le mot survivre se définit par « vivre au-delà de… » : je ne souhaite à aucun parent de survivre à ses enfants. Au fond,
-

Le dépassement de la surpopulation
COVID-19 : horreur de la majorité, mais bénédiction pour un petit nombre. Après tout, qui dit pandémie, dit morts, n’est-ce pas ? Et puis, il y aura bien quelques faillites au travers de la crise, avec quelques suicides à la clé. Non, je ne plaisante pas ; je n’aime pas vraiment l’humour noir. Aux dires de certains, la planète est surpeuplée. Cette surpopulation fait courir le monde à sa perte. Cette perspective inquiétante incite des couples à refuser la procréation : nous sommes trop nombreux et cela va mal finir, alors n’ajoutons pas un être de plus sur la terre. Et puis, il y a tant
-

Des familles missionnaires en Chine témoignent
Le 23 janvier dernier, la ville de Wuhan, en Chine, s’est vue mise en quarantaine après avoir été le premier foyer majeur du coronavirus. Il y a quelques années, le pape François a envoyé des familles missionnaires du Chemin néocatéchuménal non loin de cette zone. À l’orée de cette pandémie, elles ont dû prendre une décision : partir ou rester. Certaines ont choisi de quitter et d’autres ont préféré partager le sort de leurs frères chinois. Début février, ces familles missionnaires en quarantaine ont échangé des lettres avec d’autres personnes appartenant à leur itinéraire de formation. Le Verbe a obtenu l’autorisation de les
-

Saint Patrick: la conversion par le trèfle
Bien avant la harpe, la Guinness, le whiskey, la couleur verte et le Leprechaun, le trèfle est le symbole par excellence de l’Irlande. Son histoire est intimement liée à celle d’un saint que nous connaissons tous de nom : Patrick d’Irlande. Je vous propose d’en explorer les origines. Comme souvent lorsqu’il s’agit des saints de l’Antiquité et du Moyen Âge, la tradition et les sources rapportent une histoire qui mélange à la fois réalité et mythe. De cette composition sort un récit hagiographique extraordinaire. Une biographie de voyageur Selon les sources médiévales (le Liber Angeli, la Vita sancti Patrici et Le Livre d’Armagh),
-

La foi et ses pièges en temps de pandémie
Un texte du père Laurent Penot J’ai entendu dire, par plusieurs personnes de bonne foi, que nous manquions de foi en enlevant l’eau bénite des bénitiers, en cessant les célébrations publiques de la messe, en fermant nos églises… Que nous manquions de foi me parait une évidence… Le Christ n’a-t-il pas prié pour notre unité, pour que nous nous aimions comme Lui-même nous a aimés? De ce point de vue là, nous manquons clairement de foi, tout n’est pas achevé en nous et dans nos communautés. Aime ton prochain comme toi-même… et pas moins! Récemment, un apôtre nous invitait, dans
-

Ulysse et le papier de toilette
Dans les multiples aventures de l’Odyssée, Homère a inséré l’épisode des sirènes. Ulysse et ses compagnons projetaient de passer par ce qui est l’actuel et hasardeux détroit de Messine. De part et d’autre, des sirènes au chant mélodieux invitaient les marins à accoster et à les rejoindre. Les navires s’écrasaient sur les rochers et les hommes mouraient. Or, la magicienne Circé avait averti l’homme aux mille ruses du danger qui le guettait. Pour l’éviter, les rameurs devaient se boucher les oreilles avec de la cire. Ulysse seul pourrait satisfaire sa curiosité et entendre les chants, à condition d’être fermement attaché
-

Les 7 avantages collatéraux de la quarantaine
Le gouvernement du Québec vient de déclarer l’urgence sanitaire. Si vous êtes malades, revenez de voyage ou avez 70 ans et plus vous devez rester à la maison bien barricadé derrière vos écrans et capitonné dans votre papier de toilette. La pandémie, on est d’accord, c’est pas cool. Ça vient avec son lot de petits et grands désagréments. Alors pour mieux avaler la pilule et vous changer les idées, j’ai pensé vous proposer mon top 7 des avantages collatéraux qu’apporte la crise de la quarantaine. (Pour les dommages collatéraux en boucle, syntonisez plutôt RDI et LCN.) P.-S. Ce texte a beaucoup trop d’hyperliens sur lesquels vous
-

Chronique d’un déni éclairé
Des savants avertis par la pluie et le ventAnnonçaient un jour la fin du mondeLes journaux commentaient en termes émouvantsLes avis, les aveux des savantsBien des gens affolés demandaient aux agentsSi le monde était pris dans la rondeC’est alors que docteurs savants et professeursEntonnèrent tous en chœur« Le soleil a rendez-vous avec la lune… » - Charles Trenet Les professionnels de la santé nous parlent régulièrement du choix éclairé. Ce concept signifie la libre décision du patient, informé de toutes les possibilités et de leurs conséquences, sur les traitements qui lui seront administrés. C’est donc la chronique d’un déni éclairé que je
-

Martin Bureau: peintre de l’apocalypse
L’ambiance quasi apocalyptique qui règne présentement aurait pu me décourager de sortir de chez moi. Ne reculant devant rien, j’ai mis le pied dehors et je suis allé interviewer l’artiste Martin Bureau à la Galerie 3, dans Saint-Roch. Rencontre avec un homme témoin de son temps. L’exposition est très actuelle. La première série qui la constitue est Anthropocène : elle illustre le conflit entre l’homme et son environnement à travers des compositions aussi étonnantes qu’une grande roue de parc d’attraction envahie par les flammes et qu’une forêt plantée sur des circuits informatiques. La deuxième rappelle les enjeux liés à la conservation du patrimoine.
-

Attention à ne pas juger Judas
Les pires trahisons sont celles de nos amis les plus proches. Le cas de Judas dans l’Évangile en est une illustration frappante. Comment pouvons-nous passer d’ami à ennemi en si peu de temps ? Marcel Pagnol a exploré cette question dans la pièce Judas qui a été présentée dernièrement en radiothéâtre à Québec dans une mise en scène de Myriam Bourget. C’est une deuxième mise en scène pour Myriam Bourget, qui avait présenté en 2017 Job ou la torture par les amis de Fabrice Hadjadj. Dans ce nouveau projet, elle passe de la figure de la victime à celle du traitre. Monter Judas de Marcel Pagnol lui a permis
-

L’Afrique, ce grand pays
C’est dans ces termes que la rédaction du Verbe m’a proposé ce petit contrat de journalisme : « On aimerait t’envoyer en Afrique pour faire un reportage sur les projets des Œuvres pontificales missionnaires. » L’anthropologue en moi a ri en se disant « L’Afrique, ce grand pays… ». Comme l’illustre cette carte conçue par le journaliste britannique Mark Doyle, l’Afrique est un continent aussi grand que la Chine, les États-Unis et l’Inde… rassemblés ensemble. On y trouve un milliard d’habitants répartis dans cinquante-quatre pays et parlant près de deux-mille langues. J’ai évidemment voulu en savoir plus. C’est alors qu’on m’a parlé du Rwanda et de ses
-

Coronavirus, crise de la quarantaine
Ça fait deux semaines que je crois entendre parler comme vous rien que de ça. Partout, sur Facebook, les journaux, les jokes de nom de bière mexicaine de mes amis, au resto, bistrot, Plateau, alouette ! Ben quin ! Si c’est pas dans Le Verbe qu’on vous achale avec ça aujourd’hui ! Le coronavirus — alias COVID-19 — fait son entrée dans nos réalités entrainant à sa suite un vent de panique et une crise de la santé publique presque digne du cinéma. Certains scandent à l’exagération et à la manipulation médiatique. Possible, mais je vous expliquerai une autre fois comment Facebook m’a rendue anxieuse au boutte ! D’autres,
-

Accoucher, c’est naitre de la souffrance
La première fois que j’ai accouché, j’ai vite compris qu’il y avait dans cet évènement quelque chose de plus grand que le « simple » fait de faire sortir un enfant de mes entrailles. Loin de moi l’idée de réduire l’importance du processus physiologique de l’accouchement, mais cet acte est avant tout existentiel. Sans avoir besoin d’y penser, on comprend vite que la vie est intimement liée à la souffrance, dès ses balbutiements. Chaque fois que j’ai accouché, après plusieurs heures de travail (sans péridurale), j’ai immanquablement frappé un mur. Découvrir le but Pourquoi endurer toute cette douleur ? Ou m’infliger cette souffrance
-

Comment les scientifiques regardent la porno
Les scientifiques aiment regarder la porno, mais pas comme tout le monde ! Avec leur regard critique, ils jettent une lumière sur ce qui préférerait demeurer dans l’ombre. Voici un bref survol de quelques études scientifiques décrivant ses effets sur la santé des cerveaux et des couples. Selon le psychologue américain Al Cooper, l’accroissement des 3 « A » (Accessible, Abordable et Anonyme) ces dernières années a conduit à une explosion de la dépendance sexuelle à la porno. Cette addiction pourrait être aussi forte que celle au tabac ou à la cocaïne ! Rien d’étonnant puisque cette addiction en combine deux, celles aux écrans et
-

Investir au minimum sa cuisine
Nous entendons parfois parler de l’art du minimalisme, de la sobriété. Or, cette nouvelle tendance peut très bien s’inscrire dans la vision chrétienne du bonheur. J’ai décidé d’analyser cette grande tendance mondiale du tout-mini en l’appliquant à notre alimentation. «La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie, mais tout le contraire; car, en réalité, ceux qui jouissent plus et vivent mieux chaque moment sont ceux qui cessent de picorer ici et là en cherchant toujours ce qu’ils n’ont pas […]. Ils
