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  • Illustration: © Marie-Pier LaRose.

    Revue scientifique sur la théorie du genre

    Qu’est-ce que le sexe? Qu’est-ce que le genre? Sont-ils indépendants? Hommes et femmes existent-ils, ou ne sommes-nous que des constructions sociales, physiquement différenciées pour des raisons purement reproductives? Ces questions n’agitent pas que les philosophes, mais aussi les scientifiques de tous horizons. Par le biais de cette revue de littérature scientifique sur le sexe et le genre, tentons d’y voir un peu plus clair. En linguistique, le genre lexical différencie les êtres selon leur sexe : un élève est de sexe masculin, alors qu’une élève est de sexe féminin. De son côté, le genre grammatical est une caractéristique intrinsèque des noms qui permet d’utiliser correctement adjectifs, verbes

  • Photo: Caroline Hernandez (unsplash.com).Photo: Caroline Hernandez (unsplash.com).

    La standardisation des produits

    La semaine dernière était publiée une lettre ouverte signée par 45 pédiatres sonnant l’alarme contre le recours « trop facile aux médicaments pour traiter des symptômes s’apparentant au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ». Bien qu’il ne soit pas mention en soi de la possibilité des surdiagnostics, beaucoup de pédiatres reconnaissent la possibilité d’être « allés trop loin ». D’abord, le simple fait que la validité du diagnostic du TDAH fasse encore l’objet de débat au sein de la communauté scientifique exige notre appel au « principe de précaution ». En effet, certaines sommités dans le domaine le considèrent comme un

  • Les Filles au Moyen Âge en première québécoise

    Le 7 février 2019, l’équipe du magazine Le Verbe met le cap sur Montréal afin de présenter en grande première québécoise le film Les Filles au Moyen Âge. La soirée, qui se déroulera à la salle d’Auteuil du Gesù, débutera à 18h avec un apéro. La projection commencera à 19h, avec en première partie deux courts métrages québécois. L’événement se conclura ensuite par une discussion. Pleins feux sur cette soirée que vous ne voulez pas manquer! (Ah, et réservez vos places avant qu’elles ne s’envolent toutes!) En première partie : deux courts métrages québécois Tu es poussière de Stéphanie Chalut (première

  • Sylvain, Laure et leur fille (photo: Raphaël de Champlain).Sylvain, Laure et leur fille (photo: Raphaël de Champlain).

    Nos histoires compliquées

    La plupart des jeunes catholiques, comme leurs contemporains, ont vécu des expériences amoureuses de toutes sortes. Ces relations, ponctuées de joies, de peines et de déceptions, les ont façonnés comme hommes et comme femmes. En témoignent un couple et un jeune homme qui nous parlent de leur apprentissage de l’amour, de la sexualité et finalement d’eux-mêmes, et un prêtre qui nous partage le fruit de ses expériences d’accompagnement. Cet article a été publié initialement dans le numéro d’hiver 2019 du Magazine Le Verbe. En chemin Laure et Sylvain vivent leur cinquième année de mariage. Ils ont une petite fille âgée

  • Mgr Fulton Sheen (montage: Léa Robitaille / Le Verbe).Mgr Fulton Sheen (montage: Léa Robitaille / Le Verbe).

    Le saint cathodique

    Bien qu’il soit décédé en 1979, Fulton Sheen demeure aujourd’hui une véritable célébrité dans les milieux catholiques américains et un pionnier de l’évangélisation par les nouveaux médias. On lui donne d’ailleurs souvent le titre de premier télévangéliste, ce qui, à en juger par la qualité de ses successeurs, pourrait sembler une insulte plutôt qu’un compliment. Or, il suffit de l’écouter parler quelques minutes pour comprendre que ce titre ne se réfère pas seulement à sa primauté chronologique, mais peut-être surtout à son ordre dans la qualité. Portrait d’un homme d’Église bien de notre temps. Cet article a été publié initialement

  • Photo: Rawpixel (unsplash.com).Photo: Rawpixel (unsplash.com).

    Sérotonine ou la communion dans le dégout

    À travers les dialogues mentaux de son personnage principal, Michel Houellebecq dégage, dans Sérotonine, une honnête description des effets psychopathologiques de cette volonté toute soixante-huitarde de se soustraire à la « dureté du réel ». Un compte-rendu de notre collaborateur Francis Denis. Sorti quelques semaines après les fêtes, le dernier roman de Michel Houellebecq s’est offert la petite gêne de ne pas jeter une torpeur supplémentaire sur les moments de bonheur qui accompagnent, dans nos sociétés sécularisées, ce temps d’illusion programmé qu’est Noël. Il n’en demeure pas moins que plusieurs chèques-cadeaux de librairie ont dû servir à se le procurer. Que reste-t-il

  • Une scène de Beef au Théâtre Premier Acte (photo: Facebook).Une scène de Beef au Théâtre Premier Acte (photo: Facebook).

    Non, ce pays n’est pas pour les «fifs»

    Beef de Dayne Simard, présenté au Théâtre Premier Acte, nous entraine avec beaucoup d’humour au sein d’une réalité qu’on peine à croire vraie. L’auteur nous livre ici, dans sa première pièce, une caricature illustrant les basfonds de la vie rurale où les quatre-roues et ski-doo de ce monde règnent en maitres. La masculinité s’y révèle peut-être dans ce qu’elle a de plus machiste: tout ce qui diffère de la normalité ambiante est alors targué de « fif ». Les lumières s’éteignent. La pièce commence. C’est ensevelie d’une montagne de terre que la protagoniste Manon, interprétée par Nathalie Séguin, apparait. Le ton est donné

  • Illustration: © Marie-Pier LaRose.Illustration: © Marie-Pier LaRose.

    Un cache-sexe en forme de genre

    La notion de «sexe» est aujourd’hui une notion qui pose problème. En effet, en moins d’un demi-siècle, un nouveau concept, celui de «genre», a pris la place qu’occupaient autrefois les sexes – au nombre de deux – homme et femme. Qu’est-ce que ce genre qui sème le trouble partout? L’essai du philosophe Alex Deschênes propose ici d’éclaircir ces concepts. Dans le conte de Hans Christian Andersen Les habits neufs de l’empereur, deux tisserands très futés convainquent le roi et sa cour qu’ils savent confectionner des habits que seuls les gens les plus intelligents peuvent voir. Quelques jours plus tard, le roi parade dans la

  • Photo: Jenna Norman (unsplash - CC).Photo: Jenna Norman (unsplash - CC).

    Appeler une femme une femme

    *Dans un monde de plus en plus fragmenté et polarisé, Le Verbe médias s’engage à bâtir des ponts au service de la communion. Apprenez-en plus sur notre ligne éditoriale, qui prône un dialogue ouvert et la diversité d’expression, tout en cherchant l’unité dans la vérité et la charité. L’introduction du dernier livre d’Ingrid Bayot, Le quatrième trimestre de la grossesse, s’ouvre sur un avertissement. L’auteure annonce d’entrée de jeu que « ce livre va surtout parler d’elles, les femmes. » Une telle précision est nécessaire car nous vivons « [à] une époque où il est politiquement correct de ne plus parler des différences sexuelles car elles

  • Photo: Théâtre le Rideau Vert (Facebook).Photo: Théâtre le Rideau Vert (Facebook).

    Pour le salut des féministes

    Les Fées ont soif a suscité de vives réactions – spécialement dans les milieux plus religieux – lors de sa première représentation au Théâtre du Nouveau-Monde, à la fin des années ’70. Quarante ans plus tard, la pièce est présentée de nouveau, cette fois par le Théâtre du Rideau Vert (saison 2018-2019). Notre chroniqueuse Émilie Théorêt propose ici un regard sociohistorique sur cette création emblématique du mouvement féministe québécois. Le texte signé par Denise Boucher met en scène trois personnages : la Statue, Marie et Madeleine. Aux yeux de l’auteure, ces personnages représentent les stéréotypes féminins tels que mis en avant par

  • Qu’est-ce que les parents connaissent au sexe?

    Dans la déferlante actuelle contre l’Archidiocèse de Montréal, qui a indirectement osé s’inviter dans le débat sur l’éducation sexuelle des enfants, une question implicite a été soulevée et mérite qu’on s’y attarde. Elle pourrait se formuler ainsi : qu’est-ce qu’une institution peut avoir à dire sur le sexe? Surtout lorsqu’il s’agit d’une institution dont on ne compte plus les péchés sexuels de certains de ses membres et dont l’enseignement est en décalage complet avec les mœurs d’aujourd’hui. Selon Gabriel Bisson, un réel appel à une sexualité intégrale mérite un plus large écho. Semble-t-il qu’on ait, dans le processus, oublié que l’objet

  • Photo: unsplash.com (CC).Photo: unsplash.com (CC).

    Cours d’éducation sexuelle : pour un dialogue constructif

    Cette semaine, un tout petit livre a retenu une bonne partie de l’attention médiatique : Réflexions pour susciter le dialogue parents/enfants sur le programme Éducation à la sexualité du Ministère de l’Éducation du Québec: de la maternelle à la 3e année du primaire. Retour sur une polémique qui risque de faire couler encore beaucoup d’encre.  L’annonce du lancement de ce livre ayant été relayée par le service des communications de l’archidiocèse de Montréal, le texte se veut un outil offert aux parents désirant en apprendre davantage sur le contenu du cours ainsi que sur les différentes options qui s’offrent à eux. C’est d’ailleurs

  • [DOSSIER WEB] Éducation sexuelle au Québec

    L’actualité récente a mis en évidence l’importance d’un débat constructif sur la délicate question de l’implantation d’un nouveau cours d’éducation sexuelle au Québec. Au cours des derniers mois, de nombreux collaborateurs ont contribué à ce débat. Nous plaçons donc ici, sous forme de dossier numérique, ce que nous avons publié à ce jour sur la question. Pour accéder aux articles, vous n’avez qu’à cliquer sur les images. * * * Un texte de Francis Denis Cette semaine, un tout petit livre a retenu une bonne partie de l’attention médiatique : Réflexions pour susciter le dialogue parents/enfants sur le programme Éducation à la sexualité

  • Louis-Ferdinand Céline (illustration de Gio / Wikimedia Commons).Louis-Ferdinand Céline (illustration de Gio / Wikimedia Commons).

    Fragments retrouvés du cœur de Céline

    Les Lettres à Édith et à Colette sont des fragments retrouvés de la correspondance de Louis-Ferdinand Céline (1894-1961). Elles ont été publiées au printemps dernier par les Éditions Huit, une maison d’édition de chez nous, sise au 747, rue des Mélèzes, à Québec. N’écoutant que ma curiosité, je me les suis procurées pour constater que, si elles ne sont pas exemptes d’une certaine spéciosité propre au discours dénégateur du Céline de l’après-guerre (1), elles recèlent aussi quelques sincérités qui nous donnent accès au lancinement d’un cœur amer et contrit.   Depuis leur origine (1990), les Éditions Huit sont dirigées par M. Rémi Ferland.

  • Photo: Samuel Zeller (unsplash.com / CC).Photo: Samuel Zeller (unsplash.com / CC).

    La Sagesse de Marie

    Premier jour de l’année. Le jour de toutes les espérances et de toutes les résolutions. Le jour des coups de barre (festivités obligent) et des coups de gueule (au destin). Heureusement, l’Église sort aujourd’hui l’artillerie lourde : la fête de « Marie, mère de Dieu ».  Ce cadeau est des plus adéquats pour débuter l’année, car la Reine du Monde nous a aussi été donnée pour mère. Aujourd’hui plus que jamais, l’Église a besoin de sa Mère pour remplir sa mission divine, au-delà des échecs et des controverses. Plus précisément, elle doit être éminemment proche de celle que l’on nomme aussi « Trône de

  • Photo: Tim Bish (unsplash.com).Photo: Tim Bish (unsplash.com).

    Dinde de Noël et respect des animaux

    Dans quelques jours, nous serons tous réunis avec nos familles respectives pour vivre un moment fraternel autour d’un bon repas. Des tables pleines des meilleurs mets défileront devant nos yeux pour le plus grand plaisir de nos papilles. Au centre de la présentation, une dinde bien rôtie trouvera, comme chaque année, une place de choix. Arrêtons-nous quelques instants sur cette scène féérique. Au moment même où nous célébrons la naissance de la Vie, ne sommes-nous pas également rassemblés autour de la mort? La mort de cette dinde sacrifiée au bucher du bon gout dans nos bouches n’est-elle pas le passage

  • Un petit Jésus de cire pour les sceptiques

    À l’approche de Noël, j’ai pensé qu’un petit morceau de notre histoire littéraire à saveur de nativité pourrait être alléchant. J’ai donc décidé de vous faire découvrir une femme de lettres du tournant du XXe siècle : Éva Circé-Côté. Pour ce faire, j’ai choisi un extrait de son recueil de chroniques Bleu, Blanc, Rouge. Poésies, paysages, causeries (Montréal, Déom et frères, 1903) qui, non seulement nous rappelle cette saison de l’année, mais nous fait aussi réfléchir sur les possibilités d’y croire encore! Née en 1871, Éva Circé-Côté (mieux connue sous le pseudonyme de Colombine) est de ces premières femmes de lettres

  • Photo: Chris Benson (unsplash.com).Photo: Chris Benson (unsplash.com).

    Rencontre divine chez les Pinkston

    Atteint de la paralysie cérébrale, Arouna ne parle pas et est limité dans ses mouvements. À quelques jours de Noël, je suis dans le salon des Pinkston qui me racontent comment leur chemin a croisé divinement celui de ce frêle garçon originaire du Burkina Faso. Robert Pinkston est un homme de Dieu avec une mission particulière : celle de prendre soin des enfants vivant une situation de handicap. Mais il préfère les appeler « des enfants aux besoins spéciaux ». Dans certains pays, ces jeunes garçons et filles n’ont pas le droit de recevoir de soins ni d’éducation ! C’est ainsi que

  • La crèche, ça chlingue

    Le tapage publicitaire, le bruit partout des cantiques sirupeux, et le chapelet de partys en décembre sont-ils une préparation pour une fête ou plutôt un maquillage pour masquer notre désespérance ? Petite méditation en odorama sur le mystère de l’Incarnation. Tout comme la Parole, l’Espérance nait dans le silence. En marge de tout ce tourbillon. Et Noël, c’est le Verbe divin qui prend chair dans le silence de la nuit. Pas à midi, au zénith ; pas à l’heure où les boites de comm envoient généralement leurs communiqués de presse. Pas à l’heure du bulletin de nouvelles non plus. Ce point central

  • Photo: Susan Yin (unsplash.com).Photo: Susan Yin (unsplash.com).

    Bouquinerie IV

    Notre lecteur compulsif Alex La Salle nous gratifie ici de quelques recensions initialement publiées dans l’édition papier de la revue Le Verbe. Bonne lecture! * Dieu pour tous «Dieu est un pur objet de foi. La foi est enracinée dans la sentimentalité humaine. La sentimentalité humaine est une réalité essentiellement subjective qui ne saurait s’imposer au-delà du cercle très personnel de l’intime.» Voilà à peu près l’idée que notre époque se fait de ce que l’on nomme l’expérience religieuse, quand elle admet qu’il puisse encore y en avoir une sans tout de suite la réduire à un phénomène névrotique. D’où le relativisme contemporain,

  • Le mariage « obligatoire »?

    On apprenait récemment que la nouvelle ministre de la Justice entend réformer le droit de la famille. Notamment, il sera question de créer des obligations alimentaires entre les conjoints de fait avec enfants. Cette mesure est lourde de conséquences pour les familles du Québec. Elle est également révélatrice d’un dilemme plus profond au sujet des engagements familiaux. Notre collaborateur Sylvain Aubé, avocat, analyse la question. Il faut savoir que le Québec est la seule province du Canada qui ne prévoit aucune pension alimentaire entre ex-conjoints de fait. La CBC a résumé cette situation en affirmant que le Québec est la seule

  • Photo: Sharegrid (unsplash.com)Photo: Sharegrid (unsplash.com)

    La pornographie à l’heure de #MeToo

    Avec une démarche bien couillue (au sens propre comme au sens figuré), le journaliste Robin D’Angelo a infiltré pendant un an le milieu de la pornographie amateur (de loin la plus répandue et la plus diffusée) en France. De son expérience de terrain, il en tire un livre sans concession (Judy, Lola, Sofia et moi, 2018, éditions Goutte d’or, 320 pages), loin des discours universitaires, des avis de « spécialistes » et opinions de salon. Silence, moteur, ça tourne, action ! La pornographie est, avec la prostitution, l’industrie qui fait le moins consensus parmi les défenseurs du droit des femmes. D’un côté, des féministes s’opposent à

  • Photo: Mario Bard / AED-Canada.Photo: Mario Bard / AED-Canada.

    Heureux les doux: les chrétiens du Jharkhand

    Texte et photos de Mario Bard / AED État du Jharkhand, nord-est de l’Inde, automne 2017. Elle est belle et me regarde directement dans les yeux. J’ai beau répéter dans mon anglais hésitant: «Est-ce que je peux prendre une photo de vous?» le seul signe qu’elle fait est de porter ses mains ensemble, de les joindre comme en prière et de me regarder en souriant, tandis que des étudiantes épivardées courent prendre place pour la cérémonie. Clic sur le vif du visage de cette femme. De retour au lieu où nous logeons pour la nuit, je m’empresse de regarder la

  • kowit-phothisan-314468-unsplashkowit-phothisan-314468-unsplash

    Dieu n’est pas une théière

    Dans « Le Devoir de philo » du 27 octobre dernier, l’écrivain et anthropologue Daniel Baril, bien connu pour son athéisme militant, présentait la pensée du philosophe Bertrand Russell (1872-1970) afin de soutenir l’idée que « la science et la religion s’affrontent dans la recherche de la vérité ». Selon notre collaborateur Jeffrey Elawani, rien n’est moins certain. J’ai une grande admiration pour Bertrand Russell. D’abord, le philosophe a élaboré une conception des mathématiques insoupçonnablement féconde et séduisante. Ensuite, l’homme a généralement témoigné d’une intégrité intellectuelle et d’un courage civique admirables. Et pourtant, on peut dire de lui, comme on l’a dit d’Origène :

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