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L’Halloween m’emmerde (et je lui rends bien)
J’ouvre ma radio de char. Une animatrice populaire demande aux chroniqueurs s’ils ont eu un party d’Halloween en fin de semaine passée… ou si ça ira plutôt au prochain weekend. Sapristi. La question n’était pas « avez-vous un party d’Halloween avec vos collègues, ou avec vos familles? », mais plutôt « quand fêterez-vous l’Halloween? ». Je pourrais vous déballer pendant plusieurs phrases à quel point l’Halloween c’est le comble de la célébration du mauvais gout, une compétition de décos en plastique cheap, une dépense folle en temps/argent/énergie pour aller ramasser des cochonneries qu’on a pourtant déjà chez soi et qu’on offrira au petit Mathias-le-Pokémon
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Le kodak de mon arrière-grand-père
David B. Ricard avait 16 ans lorsqu’il a reçu en héritage le kit de cinéma amateur de son arrière-grand-père. Dans la boite : une caméra 8mm, un projecteur encore parfaitement fonctionnel (à son plus grand étonnement), quelques bobines poussiéreuses et une toile pour les projeter. Pas de quoi sortir un adolescent de son cafard. Le jeune David accepte tout de même le cadeau, presque par orgueil : il va étudier en cinéma au cégep l’an prochain. C’est à lui que cela revient! Quelques décennies plus tard, les projecteurs se pointent doucement sur ce même David, debout sur les planches de la salle intime
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Faut-il avoir peur de la rectitude politique?
L’accroissement continuel de la bonté et de la sensibilité fait qu’il est de plus en plus commun de tenir compte des réalités diverses. Parler d’acceptation de l’autre, de respect et de tolérance est devenu un lieu commun. Nous discutons aussi davantage de leur corolaire : la rectitude politique. Elle est une chose fantastique, sous-estimée et peu appréciée pour elle-même. Plusieurs s’en déclarent allergiques, d’autres la conspuent et la majorité, peut-être, ne sait même pas qu’elle existe. Ingrats petits vauriens. Omettons un instant le fait qu’il est possible aujourd’hui de tenir à peu près n’importe quel genre de discours ou même de
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Petit lexique des sacres (ou pas)
En mai dernier, je publiais un texte qui démystifiait les principaux termes architecturaux utilisés pour qualifier les bâtiments religieux. Depuis, j’ai reçu plusieurs demandes pour faire une chronique similaire concernant les objets liturgiques. Demandez, et vous recevrez. D’emblée, il faut mentionner que plusieurs objets ont un usage spécifique dans une église. N’ayez crainte, il est normal que la plupart des fidèles ne les identifient pas tous. Même les sacristains s’y fourvoient par moment. Il y aurait de quoi remplir un numéro du Verbe en entier si l’on voulait en dresser un lexique complet! Je vous propose donc de faire un
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Les environnementalistes, ces conservateurs qui s’ignorent
Très loin de l’idée qu’ils se font d’eux-mêmes, les environnementalistes sont fondamentalement des conservateurs qui s’ignorent. Comme l’ont remarqué plusieurs commentateurs, le mouvement de la grève pour le climat est le combat d’une génération. On l’a vu la semaine dernière à Montréal : l’intensification des gestes d’éclat est à prévoir. Depuis quelques années maintenant, le mouvement écologiste est sorti des marges. Il est devenu un mouvement de fond, une cause commune autour de laquelle citoyens et politiciens doivent se positionner. En ce sens, la figure de Greta Thunberg a révélé et opéré la convergence des forces de la jeunesse, déjà sensible
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Sur le quai de Saint-Jo avec Philémon Cimon
L’auteur-compositeur-interprète Philémon Cimon a lancé son quatrième album en mai dernier. Dans Pays, le Charlevoisien creuse ses (nos) racines familiales et historiques dans une toute nouvelle démarche artistique. Ce changement de cap lui aura d’ailleurs valu le retrait de sa maison de disque. Le Verbe a accosté au quai du village de son enfance pour parler avec lui de guérison, de transmission et de… Jésus. «Il y a des choses qui étaient sans doute nécessaire de jeter pour qu’il y ait une évolution au Québec, mais beaucoup qui ne l’étaient pas, comme le rapport aux racines, puis même un rapport au
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Le Meilleur des mondes à la porte
Jusqu’au 19 octobre, le Théâtre Denise-Pelletier présente la pièce Le Meilleur des mondes, adaptation théâtrale de Guillaume Corbeil du célèbre roman éponyme d’Aldous Huxley. Le roman original, écrit en 1931, frappe par son actualité. Il décrit un monde artificiel, esclave de la technologie et de la consommation. La famille n’existe plus : les bébés sont conçus dans des éprouvettes. Leur éducation — ou plutôt leur conditionnement — se fait en laboratoire. Tout est programmé. Chacun son rôle, chacun sa caste, Alpha, Bêta, Delta, Gamma ou Epsilon. Et chacun se voit programmé à aimer ce qu’il est obligé de faire, ce qui
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L’avortement : le maillon faible de la gauche?
C’est désormais une tradition : la campagne électorale canadienne a ramené au premier plan la question de l’avortement. Constatant la forte proportion des Canadiens favorables à son accès légal, on peut comprendre que tout parti cherchant sérieusement le pouvoir souhaite éviter le sujet. Par contre, si la tendance se maintient, nous pouvons prévoir que, loin d’être clos, le débat sur le statut légal des enfants à naitre surgira de nouveau. Il est donc plus que jamais nécessaire d’accroitre notre connaissance des principes fondamentaux sur cette question. Peut-être pourrait-on ainsi réintroduire un peu de logique dans ce débat on ne peut plus
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Marche pour le climat: la peur de perdre
J’arrive à la marche pour le climat en même temps qu’un cortège du cégep François-Xavier-Garneau. Une cinquantaine de vieux ados chantent en chœur « ceux qui aiment la planète tapent des mains ». Une militante bondit en s’écriant : « j’suis contente »! Alors que, dans les médias, on donne aux militants écologiques le visage d’élèves du secondaire, je peine à les trouver. Autour de moi, je vois des jeunes familles, des groupes syndicaux, des représentants autochtones, des universitaires et même une église protestante. Je tombe finalement sur un premier groupe de jeunes filles âgées de quatorze et quinze ans. Un parent les accompagne. Comme
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Benoît XVI a trouvé la solution à la crise climatique!
La crise climatique suscite des réactions étonnantes et discutables. Mais entre la panique juvénile et la stérilité volontaire, n’y aurait-il pas une autre attitude plus sensée et efficace? Le pape émérite Benoît XVI, lui, n’est pas à court de propositions originales. Comme tout le monde le sait, Greta Thunberg a récemment participé au sommet de l’ONU sur le climat. L’ado écoactiviste, à l’origine des grèves scolaires climatiques, a déclaré aux participants : « Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles creuses ». De notre côté de la frontière, une jeune canadienne de 18 ans a lancé une pétition intitulée #NoFutureNoChildren.
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Une épopée socialiste et burlesque au Trident
Le théâtre du Trident, à Québec, ouvre sa saison avec un blockbuster allemand très divertissant. Le cercle de craie caucasien est la pièce la plus populaire de Bertolt Brecht, mais peut-être pas sa plus singulière. La guerre vient d’éclater en Géorgie et la jeune servante Groucha se retrouve avec le bébé de sa maitresse dans les bras. Cette dernière, plus absorbée à préserver ses richesses et sa vie que son enfant, l’a « oublié » dans sa fuite. Alors que tous cherchent à fuir le regard du bambin, la pauvre fiancée voit son instinct maternel s’éveiller en contemplant son visage : « Il me
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Quand une caméra s’infiltre au monastère
Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir le quotidien de sœurs cloitrées projeté au grand écran. Il est encore plus rare d’assister en leur présence à la représentation d’un film qui leur est dédié. Le 18 septembre dernier, au Festival de cinéma de la ville de Québec, j’ai eu cette chance inouïe. Cinq sœurs cloitrées du feu monastère de Berthierville se sont déplacées pour la première mondiale du film Amoureuses à Québec. Dans une salle comble, ces moniales ont revu avec nostalgie les derniers instants captés dans leur monastère par la cinéaste Louise Sigouin. C’était avant qu’elles plient
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La décroissance a bien meilleur gout
Entouré d’un noyau de penseurs chrétiens, Paul Picarretta fonde en 2015 la revue Limite, une revue française écologiste de gauche. Limite n’a pas la langue dans sa poche. Elle s’attaque frontalement au progressisme des milieux écolos tout comme au libéralisme économique promu dans certains milieux cathos. Le Verbe a rencontré le directeur de la rédaction dans un café à Paris. Le Verbe : Votre revue a pour thème principal l’écologie dite intégrale. Comment cette écologie se distingue-t-elle de l’écologie dans son sens usuel ? Paul Picaretta : C’est en fait la même chose. Nous disons souvent que toute écologie authentique est intégrale. L’écologie, telle
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Cinq mythes tenaces sur l’école-maison
Il y a l’école publique et l’école privée. Il y a aussi l’école à la maison. Cette dernière, comme tout ce qui est marginal, attire son flot de préjugés. Le Verbe a rencontré Annie Couture, présidente d’Ex Corde Schola, un réseau coopératif de parents ayant fait le choix de l’instruction en famille, pour confronter quelques idées préconçues. Le Verbe : Pourquoi avez-vous décidé de faire l’école à la maison ? Annie Couture : Ce n’était pas par peur du monde comme plusieurs l’imaginent. Ma première préoccupation, c’était la qualité de l’éducation pour mes enfants. L’école privée était vraiment trop chère. Alors j’ai opté
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Une pétition réactionnaire contre l’Angélus
Nous apprenions récemment qu’une poignée de Limoulois s’opposent à ce que l’église Saint-Fidèle sonne l’Angélus deux fois par jour. La trentaine de signataires parle d’une pollution auditive, d’un bruit excessif qui nuirait à la qualité de vie du quartier. L’Angélus est une pratique millénaire dans l’Église catholique occidentale. En effet, le premier Angélus a été sonné en 1095 au concile de Clermont. Puis, une bulle papale de 1318 a rendu la pratique universelle dans l’Église. Le tintement des cloches servait à la fois pour appeler les clercs à la prière et pour marquer le temps. Sans entrer dans la théologie,
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La Cour ratifie la mort sur demande
Un accident sur la voie publique. Plusieurs personnes blessées, souffrantes. Pas de temps à perdre : les unités médicales arrivées sur place démarrent les machines à euthanasie et mettent fin à ce spectacle déshonorant la dignité humaine. Plus loin, des « maisons de repos » accueillent tous ceux qui désirent mettre fin à leur jour, désespérés ou simplement las de vivre. Après tout, n’est-ce pas la même chose? Ces scènes sont tirées du roman de Robert Hugh Benson, Le Maître de la Terre, écrit en… 1907. La réussite de Benson, outre son excellente narration, est d’avoir montré avec brio la
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Bourrelets. Vergetures. Poils. Sexe.
On pourrait croire que le nouveau truc pour répondre aux détracteurs de la « diversité corporelle » c’est de leur mettre ce qui les dégoûte dans la gueule. On se déshabille, on pose ses bourrelets (ou pas), et clic! Puis on publie. Parce qu’évidemment, c’est ça le but : montrer le cliché. J’avoue qu’il y a quelque chose dans ce nouveau trend qui chicote. Tour d’horizon des réseaux sociaux des dernières semaines : Safia Nolin lance un nouveau clip dans lequel on la voit, avec plusieurs autres femmes, poser nue dans la nature. Rien de vulgaire ou de sexuel, vraiment. Avec une
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Des écolos s’emparent d’une abbaye
Construit autour d’une abbaye cistercienne du 12e siècle, le village de La Bénisson-Dieu est situé en plein centre de la France. C’est dans ce village de 500 habitants que se sont installées trois familles amies pour fonder le premier écohameau catholique. Ayant les mêmes défis et questionnements spirituels, elles ont décidé de partir à la campagne pour suivre intégralement Laudato Si. Qu’est-ce qui a bien pu pousser les Nollé, les Jamain et les Scherrer à s’installer tout près de la magnifique région des Monts du Lyonnais? À peine arrivé et le déjeuner consommé, le ton est donné : « L’écohameau de La
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Un Dieu terre à terre
[NDLR: À l’approche de la première du film Le rang pas drette qui sera présenté au Festival de cinéma de la ville de Québec le 21 septembre prochain, nous vous présentons le portait écrit de la même auteure tiré du numéro Travail Manuel. Pour consulter la version numérique, cliquez ici. Pour vous abonner gratuitement, cliquez ici. Pour vous tenir informé sur le film, vous pouvez aimer la page facebook Le rang pas drette.] J’arrive à la ferme Bonne création avec un gros café Tim Hortons dans une tasse en carton. À peine entrée dans la maison, je ressens quelque chose comme
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Pour qui sauver la planète?
«C’est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons éliminer 350 000 personnes par jour.» Cette déclaration choc du commandant Jacques-Yves Cousteau, figure emblématique des environnementalistes, a fait le tour du monde en 1991. Trois décennies plus tard, il ne meurt encore naturellement qu’environ 157 000 personnes par jour. Comment exactement le commandement Cousteau envisageait-il d’éliminer les 193 000 autres? Sacrifier l’homme pour sauver la terre. Cette manière de penser révèle que ce n’est pas tant la planète qui est en danger, mais plutôt l’humanité. C’est nous qui sommes menacés d’extinction, voire d’extermination. Car la planète survivra certainement, mais
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Comment Gillette s’est sabordé
Gillette, la prestigieuse compagnie de produits de rasage, a lancé en janvier dernier une audacieuse campagne publicitaire pour lutter contre la masculinité toxique. Les réactions à cette campagne m’ont étonné et révèlent une erreur courante dans la critique des stéréotypes masculins. Dans cette publicité, on voit des garçons et des hommes agir de façon abusive ou harcelante. On voit aussi des hommes banaliser ces comportements en affirmant «boys will be boys», laissant entendre qu’il est normal que les garçons soient violents. C’est ce qu’on qualifie de masculinité toxique. La publicité affirme ensuite que les hommes doivent s’opposer à cette virilité
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Soins spirituels: pas que des abus
L’accompagnement spirituel des malades est au cœur d’une révolution qui est loin d’être tranquille. Autrefois chasse gardée des clercs qui portaient le titre d’aumôniers, l’aide spirituelle apportée aux personnes souffrantes est désormais offerte aussi par des laïques formés pour les accompagner. Certains d’entre eux portent le titre d’intervenants en soins spirituels. D’autres, comme les prêtres, se font appeler aumôniers, curés ou accompagnateurs. Le domaine des soins palliatifs n’échappe pas à cette révolution. Le Verbe est allé à la rencontre de quatre accompagnateurs spirituels. J’ai rendez-vous avec le père Jean-Marc Barreau, accompagnateur spirituel à l’Oasis de Paix. C’est le nom du centre
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La tentation du Disneyland catho
La saison estivale n’est pas terminée que de nombreux touristes sont déjà venus découvrir notre coin de pays. Un tourisme de plus en plus populaire est celui qui concerne le religieux. Il y a quelques années déjà, les responsables d’associations touristiques de Québec et de Montréal prévoyaient que le nombre de ces pieux visiteurs allait doubler d’ici 2020. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce regain d’intérêt pour notre patrimoine religieux. Les principaux sanctuaires concernés par cette augmentation de fréquentation sont les lieux majeurs du catholicisme au Québec, soit la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, la cathédrale Notre-Dame-de-Québec, l’oratoire Saint-Joseph de Montréal
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Imposez vos règles au boulot
Est-il possible d’aménager des horaires de travail plus respectueux des cycles féminins? La philosophe française Marianne Durano pense que oui. Dans son récent essai Mon corps ne vous appartient pas, la jeune auteure formule une proposition ambitieuse: «Laisser une plus grande marge de manœuvre aux femmes dans l’organisation de leur temps de travail» (p. 104). Deux sexes, deux temporalités Respecter la temporalité féminine, c’est à la fois permettre aux travailleuses de vivre pleinement leur maternité et donner une chance aux mères de mieux intégrer le marché du travail. Voilà la conciliation travail-famille pensée dans une perspective globale. Plus largement, respecter la
