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  • journalisme chrétien

    Apologie du journalisme chrétien

    Un chrétien est dans le monde mais pas du monde. Le journalisme chrétien devrait refléter cet état. Car c’est seulement par le biais de cet écart, qui est distance et relation, qu’il est à même de rendre compte du monde. Ce faisant, cette quête de vérité en fait un témoin par excellence. Que signifie être un journaliste chrétien et quelles en sont les implications ? Est-ce qu’on parle de couvrir l’actualité religieuse chrétienne, la vie de l’Église, les débats de société qui concernent les chrétiens, les controverses théologiques, la vie paroissiale ? Ou plutôt, et selon la formule johannique qui veut qu’un

  • Guide pratique pour une saine censure

    On l’a vu dans les dernières semaines, les mots et les images ont un poids. Ils sont chargés. Ils pèsent sur les nerfs tendus de notre équilibre émotif. Les mots mettent en colère. Que ceux qui ont pour occupation de mettre des idées sur une feuille se le tiennent pour dit. Il suffit d’une minute d’inattention et on se met les pieds dans les plats. Ou pire. Ce sont toutefois deux choses bien différentes que de connaitre les tabous et de les éviter en toute circonstance. Pour ce faire, il est absolument nécessaire d’exercer une vigilance sans faille. Petit exercice

  • Mgr Ignace BourgetMgr Ignace Bourget

    Mon cousin Mgr Bourget

    Il y a quelques années, j’ai fait l’arbre généalogique de ma famille. J’y ai découvert plusieurs agriculteurs, des soldats, un marin, une lignée de notaires et… un évêque ! Mgr Ignace Bourget (1799-1885), second évêque de Montréal, est un cousin éloigné du côté paternel de ma famille. Tout comme moi, il est un descendant de Guillaume Couture (1618-1701), fondateur de la ville de Lévis. Il ne m’en fallait pas plus pour courir me renseigner sur ce personnage historique !   La situation de l’Église après la conquête britannique  Avant de parler de Mgr Bourget, il convient de se pencher brièvement sur la période s’étalant de

  • projet de loi C-7 docteursprojet de loi C-7 docteurs

    Aider à vivre plutôt qu’à mourir

    Depuis le 19 octobre dernier, une déclaration contre le projet de loi C-7 circule sur Internet et les médias sociaux. Au moment d’écrire ces lignes, 771 médecins à travers le Canada l’ont signée. Le projet de loi C-7 propose des changements à l’actuelle loi fédérale sur l’aide médicale à mourir. Ces modifications élargiraient les critères permettant aux malades déclarant vivre avec des douleurs insoutenables d’avoir accès à l’euthanasie. Le docteur Pascal Bastien, chef de division en médecine interne générale à l’Hôpital général de North York et membre de la branche torontoise de la Fédération canadienne des sociétés de médecins catholiques, explique au Verbe pourquoi

  • cèdres croixcèdres croix

    Le Liban : entre cèdre et croix

    Tout est dans la Croix, et tout consiste à mourir – Imitation de Jésus-Christ, II, 12 Un peu plus de deux mois après la terrible explosion qui a secoué le centre-ville de Beyrouth, je voulais rendre hommage à ce pays dans lequel j’ai vécu près de quatre ans en vous racontant en quoi ses gigantesques cèdres millénaires sont intimement liés à un élément central du christianisme : la croix.  Le 14 septembre de l’an dernier, je me trouvais avec un groupe d’amis dans le village de Bcharré au nord du Liban. Nous avons alors célébré la fête de la Croix glorieuse

  • J’ai été humiliée

    Le 8 octobre 2018, j’ai vécu un sacrement du pardon qui a changé radicalement ma vie. Étant à Florence depuis environ un mois pour mes études doctorales, je me suis confessée à un prêtre, choisi au hasard, durant une soirée de prières.  Au milieu de la confession, il m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit, les yeux pétillants et le sourire aux lèvres, que je devrai en priorité devenir humble. « Il va falloir que tu redeviennes comme un petit enfant. »  « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. »

  • civisme Canal Bleucivisme Canal Bleu

    Le civisme, vous connaissez ?

    Depuis le début de la pandémie, les Québécois ont régulièrement été appelés à faire preuve de civisme. Très peu usité avant l’apparition de la COVID-19, ce mot est maintenant entré dans le vocabulaire du gouvernement. Aujourd’hui, rares sont les conférences de presse où il n’est pas prononcé. Le Verbe a rencontré des chercheurs et des acteurs du milieu afin d’en savoir davantage sur cette notion qui remonte aussi loin que la démocratie athénienne. « Je suis très heureuse de voir les Québécois voyager au Québec, par contre une minorité de touristes a oublié le respect et la politesse de base. Je

  • perfection natureperfection nature

    Course folle à la perfection

    Lorsqu’arrive la trentaine, on regarde en arrière et on se rend compte de tous les rêves éteints, de toutes ces aventures manquées, de toute notre imperfection. Mais cette course folle à la perfection à laquelle nous incite notre société est-elle justifiée ? Pour commencer à être bon, ne vaut-il pas mieux de sortir de la folle logique de l’utilité et accepter notre humanité ? « On ne voit pas le temps passer », écrivait Jean Ferrat. La vie va vite. On est bousculé par le temps, on court après l’argent, on provoque des rencontres virtuellement. Éternel insatisfait, l’être humain cherche à avoir toujours plus.

  • GaspésieGaspésie

    Un voyage de noces… en Gaspésie

    En mars dernier, mon mari et moi ne savions pas si nos plans de nous marier le 5 septembre 2020 allaient bien tourner. Après de longues discussions, nous nous sommes dit : confinement pas confinement, à cinq ou à cent, nous nous marions.  Heureusement, nous avons pu inviter tous nos proches à la cérémonie, avec les mesures sanitaires appropriées, et avons même pu avoir nos familles et quelques amis à notre réception. Nous avons été comblés, alors que de nombreux autres couples ont vu leurs espérances être bien plus réduites, ou ont carrément choisi de reporter à l’an prochain.  Comme nous

  • Cercle des fermièresCercle des fermières

    Ces femmes tissées serrées : le Cercle des fermières de Beauceville

    La réunion mensuelle du Cercle des fermières de Beauceville commence dans l’effervescence. Louise Boucher, présidente, obtient difficilement le silence. L’ordre du jour est chargé : introduction des nouveaux membres, présentation des activités à venir, dégustation de tire d’érable à la pause. Pour lancer la rencontre, François Proulx, séminariste stagiaire à la paroisse, partage une prière qui se termine par ces mots : Combien de mailles comportera le tricot de ma vie ?Dieu seul le sait.Père, donne-moi le courage de terminer mon tricot afin que tu le trouves digne de l’exposition éternelle. Un peu plus de cent ans après sa fondation, en 1916, le

  • souccasoucca

    Une soucca en basse-ville

    J’ai rencontré Paul en 2011, au moment où j’ai emménagé dans mon premier appartement. Il était mon voisin d’en dessous. Le premier soir, ma laveuse a eu un problème qui a provoqué un dégât d’eau dans son logement. J’étais loin de me douter que dix ans plus tard, je partagerais encore, de temps en temps, un café avec lui. Quand il m’a invitée pour la fête de Souccot, je n’ai pas hésité. Afin de revêtir notre rencontre d’une aura de légalité, j’ai mis mon chapeau de journaliste et me suis rendue sur la rue Bayard, dans la basse-ville de Québec.

  • Rina Lasnier vie ordinaireRina Lasnier vie ordinaire

    Excursion au pays de l’extraordinaire

    Alors que le tout nouveau livre de Mathieu Bélisle est paru au début du mois, je vous propose de revenir sur son précédent essai, Bienvenue au pays de la vie ordinaire, paru en 2017. Avec tout l’intérêt que j’ai porté à ce livre, les idées ne manquaient pas pour entrer en dialogue avec lui. L’espace me contraignant à choisir, j’ai jeté mon dévolu sur une affirmation qui m’interpelle particulièrement. Elle concerne le caractère « ordinaire » de la littérature au pays de la vie ordinaire. En bref, notre littérature (lorsqu’elle possède des qualités littéraires) n’offrirait jamais de cheminement spirituel.  Au pays de la vie ordinaire

  • Thérèse d'Avila MadrazoThérèse d'Avila Madrazo

    Thérèse d’Avila et l’aventure de la grâce

    À ma sœur Geneviève pour son anniversaire « Quien a Dios tiene, nada le falta. Sólo Dios basta. »« Celui qui a Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit. » (Vers écrits par sainte Thérèse d’Avila dans son bréviaire.) Beaucoup de gens qui ont essayé de lire les écrits de sainte Thérèse d’Avila se sont vite découragés. Souvent désemparés, on se sent bien loin de la réalité mystique et spirituelle qu’elle relate.  Du moins, c’est ce qui semble à première vue. Elle-même se sentait bien impropre à écrire sur Dieu et sur la relation que l’âme entretient avec Lui. Si elle finit tout de

  • bigbangbigbang

    Le prêtre catholique oublié qui a découvert le bigbang

    George Lemaître est peut-être l’un des trois noms les plus importants de la cosmologie au 20e siècle, aux côtés d’Albert Einstein et d’Edwin Hubble. Or, son nom est largement oublié des manuels d’histoire des sciences. Heureusement, c’est en train de changer. Si on demandait aux gens de nommer une seule des grandes théories scientifiques du 20e siècle, celle du bigbang arriverait probablement en tête de liste. Tout le monde connait l’expression et sait à peu près de quoi il en retourne : une explosion cosmique initiale qui a donné naissance à tout l’univers qu’on connait. Boum ! Et treize milliards d’années plus tard, on

  • universunivers

    L’exode et l’exil

    Je n’ai vécu qu’une seule expérience d’exode dans ma vie. J’étais alors à Paris pour mes études en philosophie. Au début, j’étais sous le charme. Les cafés et les Champs-Élysées, la pyramide du Louvre et les jardins du Luxembourg, la Comédie française et l’opéra Garnier. Je m’émerveillais de l’architecture de chaque bâtiment, de l’histoire de chaque avenue, des connaissances de chaque citadin. Paris m’avait […] délivré. Délivré du mépris inavoué de ma propre patrie, délivré de l’illusion que bonheur rime avec ailleurs. Les premières amours passées, je suis durement entré en choc culturel. J’expérimentais le stress et la désorientation vécus

  • fratelli tutti musiquefratelli tutti musique

    Fratelli tutti : quand le pape joue de la musique

    Le pape François a publié sa lettre encyclique Fratelli tutti, sur la fraternité et l’amitié sociale, le 3 octobre dernier, veille de la fête de saint François d’Assise. Toutes et tous — frères et sœurs ! À la différence des journalistes de divers médias, je n’ai pas eu l’occasion d’accéder au texte « sous embargo », ce qui signifie recevoir le texte sans possibilité d’en parler avant la date de parution. Comme chacun, j’en ai pris connaissance seulement le 4 octobre. Pour m’approcher de ce texte généreux — le pape aime écrire, et je crois savoir pourquoi —, je vous suggère l’angle évoqué de la

  • maladie mentalemaladie mentale

    Ces fausses images de la maladie mentale

    Qu’il fasse œuvre de fiction ou qu’il s’inspire de faits réels, le cinéma déforme souvent la réalité afin de la rendre plus attrayante pour son public. Ce dernier s’en trouve généralement satisfait. Cependant, lorsque les réalisateurs s’inspirent des maladies psychiques graves et permanentes pour produire leurs films, les conséquences peuvent s’avérer dramatiques. Si l’on fait abstraction des différents symptômes dont souffrent les personnes atteintes de maladies mentales, ce qui les handicape le plus lourdement, ce sont surtout des réalités comme le regard des autres et les préjugés. Or, la télévision et le cinéma, avec leurs téléséries et leurs films, véhiculent

  • Jusqu’aux limites du monde

    Confins. Du latin confinium : « frontières ». Le Grand Confinement a eu l’heur de nous poser bien des questions, dont celles que je retiens ici : quel rapport entretenons-nous avec les lieux que nous habitons, avec ceux où nous nous réunissons pour travailler, avec ceux où nous prions en communauté ? Les limites qui bordent ces espaces sont-elles des entraves étouffantes ou un cadre duquel nous pourrions tirer grand profit ? * L’enjeu des limites, des frontières — ou parfois de leur absence — est peut-être l’un des plus formidables pour penser notre époque. Nous la pensons, cette époque, si souvent en termes relatifs au temps :

  • JoyceJoyce

    Joyce, la lumière d’un peuple

    En 2018, je participe à un pèlerinage à Medjugorje avec une trentaine d’Attikameks de Manawan. Les côtoyer m’ouvre les yeux. Je ne connais pas ces Autochtones qui vivent à quelques centaines de kilomètres de chez moi. J’y découvre un peuple de cœur. Un peuple d’une piété sans mesure qui passe des nuits blanches à prier et à chanter. Un peuple généreux qui achète des statuettes et des chapelets par centaines pour les absents du voyage. Car derrière chaque Attikamek, il y a une communauté. Et dans le cri de Joyce Echaquan, le cri d’un peuple. J’attrape de justesse Manon Ottawa au

  • Alexis Cossette-Trudel et le danger de QAnon

    Facebook a pris hier la décision de fermer le compte d’Alexis Cossette-Trudel, un adepte du groupe complotiste QAnon et un des porte-paroles du mouvement de contestation des mesures sanitaires. Cette étoile montante des réseaux sociaux participe à un phénomène politique qui dépasse largement les enjeux liés à la crise de la Covid-19. Sa chaine YouTube, Radio-Québec, compte maintenant près de 120 000 abonnés ; ce chiffre a quadruplé depuis le début de la crise et il augmente de façon continue. Sa vidéo la plus virale a été vue par plus d’un demi-million de personnes, ce qui a poussé Radio-Canada à publier un article

  • Mon fils sera-t-il athée ?

    J’ai rendez-vous avec mon accouchement cette semaine. J’ai fini par me ranger à l’avis de mon médecin, qui voit dans ma grossesse un autre cas « à risques » nécessitant un déclenchement. Polyhydramnios oblige !   Je devrais être heureuse, contente, fébrile. Mais j’ai peur. Pas de l’accouchement comme tel… J’ai peur de l’absurde. Je me sens de retour à la case départ.  Le début de la grossesse  La case départ, c’est l’état psychologique qui m’a habité durant mes premières semaines de grossesse. Après mon mari, c’est mon père spirituel qui a appris le premier la nouvelle. « Che bello ! Sono molto contento ! », s’est-il exclamé.  Mais

  • Une Église qui n’est plus celle du pauvre

        « Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? […] J’en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie. » Is 5, 4-6 Par deux fois en trois semaines, je me suis vu, faute de préinscription ou à cause d’une erreur de code, refuser l’entrée d’une église. Cette fois, j’en ai pleuré. Certes ce phénomène, parmi d’autres, raconte ce que devient une société quand elle a peur. Mais l’Église peut-elle se contenter de répéter la société ? Réfugié dans un café,

  • Saint François d'AssiseSaint François d'Assise

    Pourquoi saint François a-t-il tout quitté ?

    Au père Yvon qui, il y a 9 ans, me guida dans les rues d’Assise à la suite de saint François et de sainte Claire « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Luc 10, 21 Y a-t-il eu une âme sur cette terre qui a plus ressemblé au Christ que celle du Poverello d’Assise ? J’en doute. Il a été, à l’instar de Jésus, l’incarnation même de l’Amour fait pauvre.  Il avait compris que pour gagner le monde au Royaume de Dieu il fallait

  • Octobre 70Octobre 70

    L’héritage d’Octobre 70 : rêver d’absolu

    L’ex-felquiste et professeur d’histoire retraité de l’UQAM Robert Comeau, publiait récemment sa version des faits d’Octobre 70. Son témoignage arrive à point pour souligner les 50 ans de la fameuse crise. Je vous propose de revenir sur cet ouvrage et sur quelques questions qu’il soulève.  La crise d’Octobre 70 constitue une période tumultueuse de l’histoire québécoise. Pour ceux qui ne l’ont pas vécue, elle évoque un épisode fascinant d’un passé à la fois proche et lointain. Il n’y a rien de banal en effet dans ce moment historique où de jeunes révolutionnaires se sont lancés dans le terrorisme pour faire valoir

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