Illustration: Marie Laliberté/Le Verbe

L’amour après les papillons

«Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Fin.» Ah, Disney! Que fais-tu de la suite? De la routine qui s’installe, des disputes qui éclatent, des sentiments qui se perdent en cours de route? Quand l’eau de rose tourne au vinaigre, la séparation devient une question, et parfois même la réponse. Le Verbe vous présente trois couples qui ont déjoué les statistiques.

Couple. «Deux personnes unies par des relations sentimentales», déclare Le Robert. «Personnes unies par le mariage ou vivant en concubinage», affirme Larousse.

Si l’on en croit Louise Couture, le cœur de ces définitions réside certainement dans deux termes: personnes unies. Cette psychothérapeute retraitée a accompagné de nombreux couples en crise. Sa pratique lui a révélé l’un des désirs les plus profonds du cœur humain: «partager sa vie avec une autre personne, être en communion avec quelqu’un.»

Obstacles au désir

Cette communion est aussi difficile à atteindre qu’à maintenir. Chaque partenaire amène avec lui ses forces et ses limites. Un conjoint peut manquer d’affirmation, et l’autre, d’écoute. Des blessures sont parfois ignorées. La communication — et la relation — en souffre. Si l’amour naissant permet de gommer ces difficultés, le quotidien vient vite à bout des papillons.

Pour saisir ce qui lui nuit, le couple doit prendre un pas de recul. L’écoute d’amis bienveillants ou l’aide d’un professionnel peuvent alors être bien utiles. «Il faut se poser trois questions, poursuit Louise Couture: “Qu’est-ce qui ne va pas pour moi? Pour l’autre? Et dans la relation?”» Une fois identifiés, ces obstacles deviennent des opportunités pour chaque personne de grandir, pour l’amour, de s’approfondir, et, pour le couple, de se fortifier.

Trop beau pour être vrai? Non, mais le chemin à parcourir en décourage plus d’un.

On a le don de se quitter

Au Québec, 56% des plus de 15 ans sont en couple. Cependant, la moitié de ces couples finit par se séparer. Près d’un tiers des parents se quittent avant le dixième anniversaire de leur premier enfant. Et quand le couple cohabite sans se marier, soit dans plus de quatre unions sur dix, le risque de rupture est largement plus élevé, enfants ou non.

De manière surprenante, bien que les familles recomposées (15%) ou monoparentales (30%) soient beaucoup plus nombreuses qu’au siècle précédent, une étude de 2016 montre que nous valorisons encore énormément la famille traditionnelle. Cette enquête révèle également que 87% des Québécois trouvent que les parents se séparent trop facilement. Cela dit, lorsque les conflits persistent ou que le couple est malheureux, plus de la moitié considère que la séparation est la meilleure solution.

Après tout, si l’on va mal, à quoi bon rester? Pourquoi persévérer si cela ne nous procure plus le bonheur promis?

Face aux disputes et aux incompréhensions, malgré les blessures et les manques d’amour, trois couples ont choisi d’agir et d’espérer. «Et ils vécurent encore plus heureux qu’avant.». Voici leurs histoires.

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Ariane Beauféray
Ariane Beauféray

Ariane Beauféray est doctorante en aménagement du territoire et développement régional. Elle s’intéresse à l’écologie intégrale et met au point de nouveaux outils pour aider la prise de décision dans ce domaine. Collaboratrice de la première heure, elle est désormais membre permanente de l’équipe de journalistes du Verbe médias.