

Printemps 2023
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La vie à Nazareth avec les Truchon-Desgagné
Nous sommes à Dolbeau-Mistassini, au nord du lac Saint-Jean. Chez les Truchon-Desgagné, il fait doux et paisible. Marianne et Christian nous accueillent en grand: on nous offre le café, le souper, la chambre d’amis. Avec ses cinq garçons, la famille habite le deuxième étage d’une maison bigénérationnelle. Le logement du bas est occupé par les parents de Marianne. Nous rencontrerons les grands-parents plus tard, mais pas trop: ils se couchent et se lèvent tôt, nous apprend-on. Si les logements sont sur des étages différents, séparés par une porte, verrouillée à l’occasion, l’odeur du café frais vient chercher Marianne dans son
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Enquête sur les prêtres épuisés
Si Dieu se repose le septième jour, ses prêtres, eux, ne chôment pas: confessions, messes, catéchèses, baptêmes, rencontres, déplacements, etc. Le reste de la semaine est tout aussi occupé par les réunions, sans parler de la journée de «congé» qui a souvent son lot de demandes imprévues. Plusieurs en viennent ainsi à souffrir d’épuisement professionnel – parfois appelé burnout – et quittent parfois temporairement, voire définitivement, le ministère. Nos curés pèchent-ils par excès de zèle? La charge qui leur incombe est-elle insupportable? Au Québec, le bassin de prêtres actifs ne se renouvèle pas à un rythme suffisant pour administrer les
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Le logement au bord de la crise de cœur
Inflation dans le secteur immobilier. Rareté des logements. Hausses inédites des prix. Évictions fréquentes. Le marché de l’habitation semble plus déréglé que jamais. Ces problèmes sont-ils le fait d’un système vicié ou d’une multitude de petites convoitises individuelles? Le Verbe a voulu mieux comprendre les enjeux qui sous-tendent cette «crise du logement» au Québec qui a parfois l’apparence d’une «crise de cœur». Pour bien des organismes qui luttent pour le droit au logement, comme le RCLALQ ou le FRAPRU (Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec et le Front d’action populaire en réaménagement urbain, respectivement), la crise
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Témoigner pour s’en libérer: la pornographie n’aura pas le dernier mot
L’industrie prolifique et pas très glamour de la pornographie a généré en 2018 – accrochez-vous bien! – 60 milliards de dollars. Son épicentre se trouve d’ailleurs au Québec, dans des bureaux très corpos, sur Décarie. Le Verbe a voulu donner un visage humain au fléau de la pornographie –qui touche probablement vos proches, si ce n’est pas vous – par des témoignages qui mettent en lumière les chemins parcourus pour se libérer, pas à pas, de cette réalité construite d’irréel. La pornographie, c’est mal. Si l’affirmation parait discutable pour certains, rares sont les professionnels – sexologues, thérapeutes, psychiatres – qui vous diront
