

Automne 2023
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Gianna Beretta Molla, mère avant tout
Dixième d’une famille de treize enfants, Gianna Beretta Molla est née le 4 octobre 1922 à Magenta, près de Milan en Italie. Ses parents lui transmettent une foi vécue près des pauvres selon la spiritualité franciscaine. Durant sa jeunesse, elle aime la nature et la musique; elle pratique le ski, l’escalade et le dessin. À 20 ans, elle commence des études universitaires en médecine tout en s’engageant en faveur des démunis et des ainés dans l’Action catholique et la Conférence Saint-Vincent-de-Paul. Même lorsque ses cours sont très prenants, elle demeure assidue à la communion et à la prière quotidienne du rosaire. «Quand
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Andrew Willard Jones : «quelque chose de radicalement différent est possible»
Andrew Willard Jones est historien médiéviste et professeur adjoint de théologie à l’Université franciscaine de Steubenville, où il est également directeur du programme d’études catholiques. Il est l’auteur de livres sur l’histoire de la politique chrétienne. «Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu» (Mt 22,21). Il semble qu’à travers les âges, cette phrase du Christ ait été interprétée comme signifiant un rejet chrétien radical de la politique, une séparation fondamentale de l’Église et de l’État, pour ainsi dire, qui est souvent considérée comme l’une des innovations remarquables du christianisme. Est-ce le
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Hubert Guindon, penseur hors cadre
Texte écrit par Stéphane Kelly Il est passé dans l’usage dans le milieu universitaire d’évaluer la contribution intellectuelle d’un scientifique au nombre de ses publications et à la notoriété acquise. De ce point de vue, Hubert Guindon n’est pas considéré comme un sociologue important au Québec. Sur plus de quarante ans de carrière, il n’a publié qu’un seul livre, et environ 25 articles. Or, si l’on évalue la qualité des travaux d’un auteur sur la lucidité de ses analyses au moment où elles ont été formulées comme sur leur pérennité, Hubert Guindon doit être considéré parmi les grands sociologues de la
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L’improbable destin de sœur Hildegarde
Texte écrit par Paul Cadrin Georgette Tremblay a mis fin à une carrière d’organiste de renom pour devenir moniale bénédictine. C’est au monastère des Deux-Montagnes, devenu Abbaye en 1946, qu’elle poursuivra un cheminement spirituel qui connaitra son couronnement céleste le 27 mars 1983. L’Abbaye conserve d’elle une notice biographique détaillée (généreusement fournie par sœur Bernadette-Marie, o.s.b.). Laquelle notice, qui s’ajoute aux informations recueillies dans les journaux, nous permet d’esquisser le portrait d’une femme remarquable, à la fois mystique et artiste. Le 21 juin 1935, Georgette Tremblay se voit décerner le Prix d’Europe par l’Académie de musique de Québec. Première femme
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Pourquoi se priver?
Texte écrit par Leslie-Ann Boily Lorsqu’on évoque l’idée du sacrifice chez les chrétiens, prier à genoux le chapelet, se priver pendant le carême, ou encore s’infliger de sévères pénitences corporelles viennent souvent à l’esprit. Dans la mentalité populaire, l’idée du sacrifice chrétien peut frôler, par moments, la caricature ou l’absurde. Pourtant, le sacrifice qui va jusqu’à la croix est au cœur même de la foi chrétienne. Est-ce à dire que le cœur de la foi chrétienne est absurde? Voyons si la psychologie peut contribuer à éclairer ce problème. Le sacrifice, du latin sacer facere (rendre sacré), peut être défini comme
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Tester l’amour avec Scott Hahn
Scott Hahn est un théologien biblique. Auteur reconnu, converti du protestantisme au catholicisme, il enseigne à l’Université franciscaine de Steubenville et préside le St. Paul Center for Biblical Theology. Il nous fait le grand honneur de cet entretien. Qu’est-ce qu’un sacrifice? Le sacrifice est généralement identifié à une offrande extérieure qui est physique, visible, comme une expression de notre dévotion et de notre soumission à Dieu. En même temps, nous devons souligner qu’il n’est pas simplement extérieur. Il doit être d’abord et avant tout intérieur et venir du cœur. Sans entrer dans les débats concernant l’étymologie, j’ai tendance à pencher
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8 livres pour sacrifier son égo
Lorsque j’étais une œuvre d’art, Éric-Emmanuel Schmitt Interrompu dans sa tentative de suicide par un inconnu, le narrateur accepte de renoncer à tout pour se faire la propriété de celui qu’il appellera son Bienfaiteur. Tant qu’à mourir, aussi bien en faire quelque chose de grandiose! Le cadet des Firelli nous entraine dans sa transformation d’abord extérieure, alors qu’il devient l’œuvre d’un autre, puis intérieure, alors qu’il se découvre aimable. C’est un combat pour la liberté qu’il mène ensuite, au terme duquel il réclamera – et dévoilera – son nom. Un roman douloureux, mais percutant sur le culte de la beauté et
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Célibataires volontaires… et heureux
Renoncer à se marier, à avoir des enfants, à vivre une sexualité épanouie. Revêtir une tenue à l’opposé de la mode, et la même tous les jours. Ne plus être maitre de ses choix de vie, obéir à des règles, vivre avec des personnes que l’on n’a pas choisies. Quand on s’engage dans la vie consacrée, la liste des renoncements est longue. Et pourtant, les quatre consacrés qui se confient sur leur appel parlent de liberté, de joie et de paix. Ce choix de vie radical est un signe visible de la réalité invisible qui les fait vivre: Dieu seul
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5 oeuvres à ne pas sacrifier
Plusieurs épisodes du récit biblique illustrent le sacrifice. Pensons, par exemple, à des figures comme Caïn et Abel, à Abraham et Isaac, à Samson, au prophète Isaïe, aux Maccabées, à saint Étienne, premier martyr, ou bien évidemment au Christ lui-même. Ces sacrifices survenant à des moments remplis de vives et grandes émotions, ils fournissent un terreau plus que fertile à l’expression artistique. En effet, c’est par le drame inhérent au sujet du sacrifice que les artistes chrétiens réussiront le mieux à véhiculer le sens véritable de l’enseignement biblique que leurs œuvres cherchent à illustrer pour ceux y faisant face. Explorons
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La victime, cette nouvelle idole
*Dans un monde de plus en plus fragmenté et polarisé, Le Verbe médias s’engage à bâtir des ponts au service de la communion. Apprenez-en plus sur notre ligne éditoriale, qui prône un dialogue ouvert et la diversité d’expression, tout en cherchant l’unité dans la vérité et la charité. Qui dit sacrifice dit victime. Mais toutes les victimes ne sont pas également pures et innocentes. Comment reconnaitre les véritables victimes sans les idolâtrer? Nous avons posé la question à Jean-Philippe Trottier, qui a récemment publié Les illusions dangereuses, un essai philosophique qui propose une profonde analyse des nouvelles idoles de notre culture. Le Verbe
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Devrait-on se sacrifier pour la planète?
Plusieurs répètent aujourd’hui: «il faut faire des sacrifices pour la planète», sans toujours s’entendre sur la teneur de ces éventuels sacrifices. De recycler davantage à limiter le nombre de naissances, disons que le spectre des suggestions est large. Que comporte vraiment une telle injonction, et que peut-on en tirer? C’est un précepte général en philosophie selon lequel, avant de se pencher sur les questions particulières, il faut remonter aux plus universelles. Avant même de déterminer dans le concret quelle action l’homme doit accomplir pour la planète, il importe de délimiter son rapport général aux autres créatures matérielles, selon le but
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8 films pour sortir de soi
Le sacrifice incompris Pour toujours Devant ces femmes qui font le libre choix de la vie monastique, la cinéaste est déconcertée. Comment peut-on promettre obéissance, pauvreté et chasteté, et ce, pour toute la vie? Comment peut-on joyeusement faire une croix sur la gloire, les avoirs, la carrière, la vie de couple et tout ce que le monde a à offrir? Et surtout: pourquoi? C’est ce que tente d’éclaircir ce documentaire honnête et sensible. Les religieuses rencontrées ont peu de mots pour satisfaire la réalisatrice. «Pour vraiment comprendre notre vie, il faut la vivre», déclare l’une d’elles. Documentaire d’Alina Marazzi, Italie,
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Louis-Guillaume Piéchaud, l’orfèvre de Dieu
De grand-père en fils en petit-fils, l’orfèvrerie est pour Louis-Guillaume Piéchaud un héritage paternel. L’art religieux est intimement lié à l’histoire familiale, puisqu’il est issu d’une lignée de sculpteurs depuis quatre générations. Passeur d’un héritage parfois millénaire, l’orfèvre se montre respectueux de la tradition et assume même un style d’inspiration médiévale avec émaux et cabochons de pierre un peu brute. À l’opposé de l’art contemporain et de la culture du jetable, il recherche l’intemporalité. Une belle pièce l’aurait été il y a 500 ans et devra l’être encore dans 500 ans. À l’impossible, l’orfèvre est tenu! Tailleur d’images Le renouvèlement d’un tabernacle
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L’Institut Philanthropos fête ses 20 ans d’existence!
C’est en Suisse, au cœur de la ville de Fribourg – qu’on appelle joliment la Rome francophone – que se trouve l’Institut européen d’études anthropologiques, surnommé Philanthropos. Fondé en 2003 par un groupe d’intellectuels catholiques en réponse à l’appel du pape Jean-Paul II pour la formation de la jeunesse, Philanthropos, qui fête ses 20 ans cette année, est désormais une référence en la matière et se démarque à tous les égards. L’approche se veut intégrale en offrant une année universitaire basée sur trois piliers: intellectuel, communautaire et spirituel. L’enseignement est centré sur l’anthropologie philosophique et théologique (60 crédits) et est
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De Steubenville peut-il sortir quelque chose de bon?
Après douze heures de route dans le Nord-Est américain, nous voici enfin arrivés au Leonardo’s Coffeehouse, moyeu de la communauté catholique de Steubenville, capitale mondiale de la vitalité catholique – dans nos cœurs en tout cas. Avec mon ami et collègue Louis Roy, nous sommes venus récolter le témoignage de cette petite bourgade sur les rives du fleuve Ohio dont la laideur n’a d’égal que le dynamisme chrétien, dont la pauvreté n’a de rivale que le pouvoir d’attraction. Nous avons traversé les plates autoroutes du pays à la recherche d’une rencontre, d’une expérience humaine fondatrice, nous qui nous sommes amourachés
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Détresse des agriculteurs: cultiver le sacrifice
Les nouvelles générations d’agriculteurs ont mis la main à la charrue sur une terre qui n’a à peu près rien à voir avec celle de leurs parents. Mondialisation, fusions, mégafermes, monocultures, endettement: la liste des enjeux s’allonge chaque année. Dans ce contexte, Le Verbe a voulu savoir comment se portait cette génération d’agriculteurs, et à quels sacrifices ils devaient consentir pour répondre à leur vocation de nourrir le monde. Trouver des agriculteurs pour témoigner, c’est chercher une aiguille dans une botte de foin. Ce n’est pas qu’ils ne sont pas bavards, c’est seulement qu’ils préfèrent se taire plutôt qu’être incompris.
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Grandeur et misère de la vie de parents
Il est huit heures. L’heure du coucher, de la routine du dodo. Chacun des parents rencontrés s’affaire à la tâche pour essayer d’endormir les marmots et de libérer un peu de temps. Précieux temps qu’ils acceptent de donner au Verbe pour jaser des trésors chèrement acquis dans la paternité et dans la maternité, à travers les sacrifices et les beautés de leur vie de parents. Solène et Emmanuel «Offrande caractérisée par destruction ou abandon», lit Solène, alors qu’elle cherche une première définition du mot «sacrifice». Solène et Emmanuel n’aiment pas particulièrement ce concept, qui fait hérisser les poils et délier
