

Gabriel Bisson
Physiquement bellâtre, intellectuellement ambitieux, socialement responsable, moralement innovateur, Gabriel croit aux choses qu'on peut prouver, mais aussi à certaines choses qu'on peine parfois à rationaliser. Ingénieur, il met son amour des lettres et du dessin au service de notre média.
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Mépriser les parents
L’éducation sexuelle en milieu scolaire peut-elle être comparée à l’enseignement des mathématiques ? L’école a-t-elle la prérogative de l’éducation des enfants ou devrait-elle se limiter à soutenir le projet éducatif des parents ? Notre collaborateur répond ici à l’éditorial d’Alexandre Sirois, publié hier dans La Presse. Monsieur Sirois, Comment réagiriez-vous si vous appreniez que l’on enseigne à votre enfant à tirer de la carabine à l’école primaire ? Absurde, n’est-ce pas ? On pourrait penser qu’il relève du jugement des parents de décider quand, avec qui et de quelle manière leur enfant devrait-il être initié à la carabine. Vous me direz que
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Le mal comme une soupe au poisson
– Je m’appelle Gabriel, ça veut dire homme fort de Dieu. C’est biblique. – Tes parents étaient religieux? – Non, ma mère était athée, marxiste. Ils aimaient le nom, c’est tout. * La pièce de théâtre Quand la pluie s’arrêtera, présentée cet hiver au théâtre du Trident, nous a fait voyager tranquillement au cœur de l’insolente et irrésistible puissance du mal. Certains y ont vu une « grande pièce environnementale ». C’est, je crois, en limiter beaucoup la portée. J’y vois bien plus une métaphore sur l’impossibilité de se dérober aux blessures du passé, aux cicatrices du temps, plutôt qu’au temps qu’il
