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Un Cro-Magnon au cœur tendre?
Quand on conçoit la Préhistoire, on se fonde sur peu de connaissances. Nous observons quelques reliques archéologiques à partir desquelles nous spéculons sur les modes de vie de nos ancêtres. Sylvain Aubé explore ici l’hypothèse d’un homme préhistorique un peu moins brut que dans notre imaginaire. La Préhistoire m’inspire une fascination croissante. Cette période de l’humanité est à la fois immense et obscure. L’histoire humaine recoupe environ cinq-mille ans alors que sa préhistoire en recoupe des centaines de milliers. L’ensemble de l’expérience humaine est presque entièrement dénuée de traces écrites. Nos idées sur la Préhistoire relèvent donc en grande partie
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Notre avenir mérite d’avoir un passé
L’incendie de Notre-Dame de Paris a fait rejaillir à la face du monde que l’âme des nations s’incarne dans des symboles. La France redécouvre ses racines chrétiennes, l’importance de la continuité et, une fois de plus, la fragilité de sa personnalité collective. La cause exacte de l’incendie, toujours inconnue, est peut-être d’un intérêt relatif : l’embrasement de la célèbre cathédrale, en pleine Semaine sainte, est à l’image des sociétés occidentales qui peinent à porter leur héritage. En un clin d’œil, les fortunes françaises ont sorti leur chéquier pour aider à la reconstruction de Notre-Dame. Alors même qu’un soupir de soulagement s’en
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Je crois pour comprendre et je comprends pour croire
Dans un billet publié plus tôt cette semaine – octave de Pâques – Sébastien Lévesque pose la question : peut-on croire en Dieu? Je tiens à souligner les bienfaits et la nécessité d’une telle réflexion dans l’espace public. Le catholique que je suis, ayant de surcroit étudié la philosophie et la théologie, tenait néanmoins à apporter un éclairage complémentaire à la posture du chroniqueur. Dans notre société moderne, caractérisée par un esprit scientifique, matérialiste et rationaliste, tous conviennent qu’il est absurde de croire à quelque chose ou en quelqu’un sans motifs suffisants et crédibles. Connaître une réalité par le biais du
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De la mystique du progrès à la mystique tout court?
Le plus récent ouvrage de Mathieu Bock-Côté sortira demain dans les librairies du Québec. L’auteur, dont les travaux jouissent d’un écho certain en France, a aussi son lot de disciples et de détracteurs au Québec. Notre chroniqueur Francis Denis a lu L’empire du politiquement correct et nous explique, dans ce compte-rendu, en quoi la contribution intellectuelle du sociologue est à la fois incontournable et insuffisante. Longue de 263 pages et complétée d’une abondante bibliographie, cette analyse engagée nous dresse un portrait éclairant de la logique et des critères régissant la conversation médiatique. On y rencontre d’abord les intérêts, idéologies, méthodes
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Sait-on vivre le Samedi saint?
Que se passe-t-il le Samedi saint? On a vu Jésus mourir la veille, dans l’après-midi, et on sait qu’il va ressusciter le jour de Pâques, même si la célébration commence la nuit précédente. On a pleuré le vendredi, on se réjouit le dimanche. Mais le samedi, entre les sanglots et la joie, hormis la préparation du gigot, comment le vit-on? Le christianisme est, par excellence, la religion de l’homme, mais pas n’importe lequel. Elle est la voix de celui qui, par sa croix, se vide totalement de lui-même pour, au fond de cet abime, rencontrer la plénitude de Dieu. Vide
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Mythe ou complot : la Grande Noirceur sous la loupe
Depuis quelque temps déjà, on voit apparaitre sur la place publique l’influence de ce qu’on appelle communément les « théories du complot ». Au-delà des médias sociaux où elles sont légion : platistes, reptiliens, Illuminati, antivaccins, etc. ont le vent dans les voiles! Ce qui est nouveau, par contre, c’est que leur influence a tellement augmenté qu’elles ont aujourd’hui un réel poids social et politique. On pourrait nommer ce phénomène la « convergence intersectionnelle du complotisme ». Comme l’a très bien démontré Sylvain Aubé, personne n’est à l’abri de ce genre de raccourci intellectuel, encore moins les grandes agences de presse. Pour Francis Denis, plusieurs éléments
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Debout devant la croix
À la suite de mon dernier texte intitulé « Plus jamais », Mathieu Hart a écrit un commentaire en me posant une question plus que pertinente : quels sont, selon moi, les éléments « que nous voulons collectivement le moins questionner ? ». Cela faisait référence à la vision psychanalytique de Carl. A. Jung pour qui les solutions à nos problèmes se trouvent souvent là où nous voulons le moins regarder. J’aimerais aujourd’hui lui répondre en plus de manifester en quoi l’Église pourrait ressortir grandie de cette expérience traumatisante. Deux niveaux d’analyse Dans un premier temps, nous devons reconnaitre que cette méthode jungienne est
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Quand la raison s’enferme hors du monde
Peut-on tout comprendre? Et si oui, est-ce nécessaire pour raisonner adéquatement? Notre blogueur s’appuie sur la riche réflexion de Gilbert K. Chesterton développée dans Orthodoxy pour examiner la question. « Tous les gens veulent me tuer », dit le paranoïaque. « Mais non, personne ne veut te tuer », répond le thérapeute. « C’est exactement ce que diraient les gens s’ils voulaient me tuer! », conclut le paranoïaque. La folie du sceptique Avec un peu de recul, il faut admettre que le raisonnement du paranoïaque est sans faille. Si les gens voulaient le tuer, on ne le lui dirait pas. On le lui cacherait, et on inventerait
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D#5/ Je suis un mortel qui ne sait pas se nommer
D#5/ Discernement. Cela signifie faire la part des choses. C’est faire preuve de perspective. La grande mésentente de notre époque porte sur la confusion à propos des mots. De toute urgence, il faut faire preuve de discernement face aux mots et à leur usage. Éviter la confusion sur le sens des mots, c’est le premier pas, je le crois, vers une société meilleure. Pour lire les autres textes de la chronique Discernement, cliquez ici. Le Verbe, pour son numéro de printemps, aborde la thématique sur la mort. Quelle belle idée ! Parce que, disons-le franchement, on ne parle pas de la mort.
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L’étrange parenté entre le progressisme et le christianisme
Je suis frappé par une similitude inattendue entre le progressisme et le christianisme : une radicale quête de rédemption. Malgré l’incompatibilité de leurs normes morales et de leur métaphysique, cette similitude est fondée sur une vérité profonde de l’expérience humaine : nous cherchons à (re)trouver un état d’innocence. Si les deux messages résonnent dans l’esprit humain, si les deux discours suscitent l’adhésion de gens condamnés par ces mêmes discours, c’est parce que, dans les tréfonds de notre conscience, nous savons que nous sommes coupables et nous souhaitons être disculpés. Nous désirons être émancipés de nos fautes. Nous aspirons à être libérés de
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« Plus jamais »
Poursuivant notre réflexion déjà amorcée précédemment sur l’interprétation fondamentale à donner à la crise des abus sexuels dans l’Église, j’aimerais aujourd’hui essayer de voir ce qui, dans cette situation tragique, est apte à la faire évoluer dans le bon sens, ce qui peut nous aider à opérer un renouvèlement global, à la hauteur des enjeux de notre temps. Suivant le tournant fondamental, sous-jacent au Sommet sur la protection des mineurs au Vatican, d’une Église « qui n’évite pas, mais qui affronte » ses problèmes (11:25), nous sommes appelés, à la fois, à une démarche de vérité sur nous-mêmes et à une véritable
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Un examen de conscience nécessaire
Dimanche dernier se clôturait au Vatican le Sommet sur la protection des mineurs. Rétrospectivement, on peut dire que la semaine dernière fut un véritable chemin de croix pour l’Église. Or, comme catholiques, nous savons que la Passion est un évènement aussi douloureux que salutaire. Nous pouvons affirmer que ce nouveau positionnement d’une Église qui, au lieu de chercher plus à se protéger elle-même, se met plutôt en position d’accueil et d’accompagnement des victimes sur le chemin de la guérison, est un immense pas sur le chemin de la conversion. Alors que le Saint-Siège faisait son mea culpa institutionnel, les acteurs et
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La prise du pouvoir par les sans-calottes
Si l’art de la controverse s’est perdu (quelque part entre les deux guerres), Alex La Salle s’affaire à maintenir en vie ce type de joute littéraire qui, au risque de froisser quelques surplis bien repassés et quelques t-shirts fluos de « JÉSUS », a au moins l’avantage de nous servir la langue de Bloy comme remède à la langue de bois. « Si une erreur s’introduit dans les esprits, c’est grâce toujours à quelque vérité qu’elle déforme. Il doit y avoir au coeur de la Réforme luthérienne quelque illusion foncière qu’il importe de rechercher. Pour cela, il n’est pas de meilleure méthode que
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Voici l’homme!
«Voici l’homme!» C’est l’exclamation prononcée par Ponce Pilate quand il présente un Jésus ensanglanté, trahi, fatigué, sale. Quelque chose de plus profond, de plus poignant que l’apparence physique ou les paroles d’un Jésus complètement anéanti saisit tous ceux qui le rencontrent. Quoi? Qu’est-ce qui fait qu’un homme peut être si attirant, si beau et bon, et ce, même – surtout – s’il est muet et défiguré? Afin de comprendre le cœur de la masculinité et, surtout, tout son charme, Paul-Émile Durand nous propose cette réflexion, appuyée par celle de deux autres philosophes, Martin Steffens et le père Olivier Bonnewijn. S’il
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La standardisation des produits
La semaine dernière était publiée une lettre ouverte signée par 45 pédiatres sonnant l’alarme contre le recours « trop facile aux médicaments pour traiter des symptômes s’apparentant au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ». Bien qu’il ne soit pas mention en soi de la possibilité des surdiagnostics, beaucoup de pédiatres reconnaissent la possibilité d’être « allés trop loin ». D’abord, le simple fait que la validité du diagnostic du TDAH fasse encore l’objet de débat au sein de la communauté scientifique exige notre appel au « principe de précaution ». En effet, certaines sommités dans le domaine le considèrent comme un
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Un cache-sexe en forme de genre
La notion de «sexe» est aujourd’hui une notion qui pose problème. En effet, en moins d’un demi-siècle, un nouveau concept, celui de «genre», a pris la place qu’occupaient autrefois les sexes – au nombre de deux – homme et femme. Qu’est-ce que ce genre qui sème le trouble partout? L’essai du philosophe Alex Deschênes propose ici d’éclaircir ces concepts. Dans le conte de Hans Christian Andersen Les habits neufs de l’empereur, deux tisserands très futés convainquent le roi et sa cour qu’ils savent confectionner des habits que seuls les gens les plus intelligents peuvent voir. Quelques jours plus tard, le roi parade dans la
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Appeler une femme une femme
*Dans un monde de plus en plus fragmenté et polarisé, Le Verbe médias s’engage à bâtir des ponts au service de la communion. Apprenez-en plus sur notre ligne éditoriale, qui prône un dialogue ouvert et la diversité d’expression, tout en cherchant l’unité dans la vérité et la charité. L’introduction du dernier livre d’Ingrid Bayot, Le quatrième trimestre de la grossesse, s’ouvre sur un avertissement. L’auteure annonce d’entrée de jeu que « ce livre va surtout parler d’elles, les femmes. » Une telle précision est nécessaire car nous vivons « [à] une époque où il est politiquement correct de ne plus parler des différences sexuelles car elles
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Cours d’éducation sexuelle : pour un dialogue constructif
Cette semaine, un tout petit livre a retenu une bonne partie de l’attention médiatique : Réflexions pour susciter le dialogue parents/enfants sur le programme Éducation à la sexualité du Ministère de l’Éducation du Québec: de la maternelle à la 3e année du primaire. Retour sur une polémique qui risque de faire couler encore beaucoup d’encre. L’annonce du lancement de ce livre ayant été relayée par le service des communications de l’archidiocèse de Montréal, le texte se veut un outil offert aux parents désirant en apprendre davantage sur le contenu du cours ainsi que sur les différentes options qui s’offrent à eux. C’est d’ailleurs
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[DOSSIER WEB] Éducation sexuelle au Québec
L’actualité récente a mis en évidence l’importance d’un débat constructif sur la délicate question de l’implantation d’un nouveau cours d’éducation sexuelle au Québec. Au cours des derniers mois, de nombreux collaborateurs ont contribué à ce débat. Nous plaçons donc ici, sous forme de dossier numérique, ce que nous avons publié à ce jour sur la question. Pour accéder aux articles, vous n’avez qu’à cliquer sur les images. * * * Un texte de Francis Denis Cette semaine, un tout petit livre a retenu une bonne partie de l’attention médiatique : Réflexions pour susciter le dialogue parents/enfants sur le programme Éducation à la sexualité
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Dinde de Noël et respect des animaux
Dans quelques jours, nous serons tous réunis avec nos familles respectives pour vivre un moment fraternel autour d’un bon repas. Des tables pleines des meilleurs mets défileront devant nos yeux pour le plus grand plaisir de nos papilles. Au centre de la présentation, une dinde bien rôtie trouvera, comme chaque année, une place de choix. Arrêtons-nous quelques instants sur cette scène féérique. Au moment même où nous célébrons la naissance de la Vie, ne sommes-nous pas également rassemblés autour de la mort? La mort de cette dinde sacrifiée au bucher du bon gout dans nos bouches n’est-elle pas le passage
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Dieu n’est pas une théière
Dans « Le Devoir de philo » du 27 octobre dernier, l’écrivain et anthropologue Daniel Baril, bien connu pour son athéisme militant, présentait la pensée du philosophe Bertrand Russell (1872-1970) afin de soutenir l’idée que « la science et la religion s’affrontent dans la recherche de la vérité ». Selon notre collaborateur Jeffrey Elawani, rien n’est moins certain. J’ai une grande admiration pour Bertrand Russell. D’abord, le philosophe a élaboré une conception des mathématiques insoupçonnablement féconde et séduisante. Ensuite, l’homme a généralement témoigné d’une intégrité intellectuelle et d’un courage civique admirables. Et pourtant, on peut dire de lui, comme on l’a dit d’Origène :
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La tête dans les étoiles: Georges Lemaître
Albert Einstein, presque tout le monde le connait. Ce nom que l’on colle à la physique du 20e siècle est certainement plus populaire que sa théorie de la relativité restreinte et générale. L’aura autour d’Einstein laisse cependant dans l’ombre d’autres scientifiques peut-être moins populaires, mais tout aussi pionniers dans leur branche respective: Lorentz, Planck, Bohr, Rutherford, Hubble, Marie Curie… et Georges Lemaître, le chanoine scientifique. Ce personnage qui ne figure même pas sur toutes les listes des grands savants du 20e siècle, que Stephen Hawking n’ose pas mentionner, mérite pourtant d’être dépoussiéré de l’oubli. Pourquoi? Parce qu’il n’est rien de moins
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Les chrétiens sont-ils des zombies ?
Avez-vous eu la piqure des zombies? Même si vous n’en êtes pas fans, vous avez surement déjà entendu parler de la série télévisée Walking Dead? Elle met en vedette Rick comme héros emblématique. Récemment, les morts-vivants ont été abordés dans un tout autre contexte que celui du divertissement : dans une rencontre de théologiens ! Aussi original que cela puisse paraitre, c’est lors des retrouvailles des diplômés de la Faculté de théologie de l’Université Laval, le 30 octobre, que la présentation sur ces morts-vivants a eu lieu. Selon l’organisateur de la soirée, Alain Bouchard[1], Jésus Christ est, en quelque sorte, le
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La trahison de la FFQ
Un texte de Rose Dufour En décidant, en assemblée générale extraordinaire convoquée à cet effet le 28 octobre 2018, « Que la FFQ reconnaisse l’agentivité des femmes dans la prostitution/industrie du sexe incluant le consentement à leurs activités», la Fédération des femmes du Québec révèle son ignorance, son déni outrageant de la réalité vécue par les femmes dans la prostitution et elle les trahit en prétendant les aider. C’est en mai 2001 que, pour la première fois, j’ai été mise en contact avec des femmes victimes de prostitution. J’ai fait la découverte d’une tragédie humaine à laquelle je ne m’attendais pas. J’ai douté de
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